Il s'introduit chez des Brésiliennes pour les braquer
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MARIPASOULA

Il s'introduit chez des Brésiliennes pour les braquer

Sébastien ROSELÉ
Gendarmes patrouillant sur les rives du Maroni. C'est à cet endroit que le suspect a été arrêté. (DR)
Gendarmes patrouillant sur les rives du Maroni. C'est à cet endroit que le suspect a été arrêté. (DR)

Auteur présumé du braquage, l'homme est également soupçonné d'avoir agressé sexuellement une des ses victimes.

« L'affaire avait commencé à créer une psychose à Maripasoula » , disent deux sources. Et il y a de quoi. Un Sunnamais de 44 ans en situation irrégulière a été présenté au tribunal dimanche matin et écroué. Il est soupçonné d'avoir commis sept vols et une agression sexuelle chez des femmes chez qui il s'introduisait en pleine nuit, muni d'un pistolet calibre 38. L'homme sera jugé cet après-midi en comparution immédiate.
À chaque fois, c'était le même mode opératoire. L'homme s'introduisait en pleine nuit, la tête recouverte d'une cagoule, un pistolet à la main. Le premier fait remonte à la nuit du 8 au 9 mars. Le voleur entre par une fenêtre. Il braque une femme, d'origine brésilienne, et lui prend ses bijoux et de l'argent.
MASQUÉ, IL L'AGRESSE SEXUELLEMENT
Deux nuits plus tard, ce sont deux femmes, elles aussi originaires du Brésil, qui voient débarquer l'homme masqué. Cette fois, l'agresseur ne se limite pas à voler de l'argent et un téléphone portable. Il force les deux femmes à se déshabiller. Il procède à des attouchements sexuels sur la plus jeune. Les faits continuent. Dans la nuit du 11 au 12 mars, il attache sa victime et lui vole de l'argent et un téléphone portable. Une autre fois, il est dérangé par un témoin. Le 13 mars, il se bat avec le propriétaire de l'hôtel Célia où il était entré. Huit jours d'arrêt de travail pour le gérant. Enfin, la nuit du 23 au 24 mars, l'agresseur entre chez une femme qu'il croyait brésilienne. Erreur, elle est bushinengué comme lui. Son témoignage sera déterminant. Il exige qu'elle se déshabille mais ne la touche pas. Il vole un téléphone portable et prend la fuite.
Vendredi, un suspect a été vu en train de vendre un téléphone, de l'autre côté du fleuve, au village surinamais d'Antonio do Brico. Le témoin a reconnu en fond d'écran sur le téléphone la photo d'une des victimes. Il a prévenu les gendarmes qui sont venus l'interpeller vers 11 heures, alors qu'il venait de poser le pied sur le sol guyanais.
En garde à vue, ce suspect d'origine aluku, aurait expliqué avoir choisi des victimes brésiliennes car il supposait qu'elles possédaient de l'argent et de l'or qu'elles ne plaçaient pas à la banque. Il misait également sur le fait qu'elles ne déposeraient pas plainte car il pensait qu'elles étaient en situation irrégulière. Parmi d'autres choses, les gendarmes ont retrouvé en perquisition le pistolet et deux cartouches.
Selon les gendarmes, cette affaire avait créé une véritable « psychose » . « Son interpellation a largement soulagé la population qui remercie les gendarmes lors des patrouilles » , se réjouit un militaire.

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