Grosse frayeur à Dégrad-des-Cannes
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

Audio wave La radio 100% Caraïbes
8s
×

Grosse frayeur à Dégrad-des-Cannes

franceguyane.fr / G.A

Sans quai, les stocks de la Sara ne peuvent plus être alimentés en carburants. / photo GA

Le quai pétrolier qui sert à alimenter la Sara s'est effondré ce mardi matin. Si aucun blessé n'est à déplorer, les bateaux ne peuvent plus accoster. La CCIG assure toutefois que les stocks de carburants sont largement suffisants pour tenir plusieurs semaines.

Les plongeurs embauchés par la CCIG sur le chantier du port de Dégrad-des-Cannes vont-ils enfin pouvoir accomplir leur mission ? Après avoir été déjà appelés à la rescousse pour surveiller les déhanchements inquiétants du pilier n°13 du pont du Larivot, les voilà cette fois-ci réquisitionnés sur un nouveau front : celui du quai pétrolier de Dégrad-des-Cannes. Le quai n°1, lui, attendra. Car pour l'heure, il s'agit d'identifier ce qui a pu provoquer l'effondrement soudain du quai voisin. C'est là qu'accostent tous les bateaux destinés à alimenter les stocks de carburant de la Sara. Et ce matin, vers 9 h 30, deux ou trois piliers auraient lâché. D'après la CCIG, "une surface de 50 m2" s'est effondrée.

C'est en venant effectuer quelques repérages pour l'arrivée d'un bateau attendu vers 12 h 30 que les agents du port ont constaté les dégâts. Le bateau en question, qui était chargé de 2000 litres de carburant, n'a évidemment pas pu accoster. Et devra vraisemblablement rejoindre un port en état de marche.
Stocks suffisants

Si les causes de l'effondrement du quai n'ont pas encore été déterminées, on peut se douter que l'usure des piliers sera examinée de très près.
"On a entamé les investigations pour connaître l'étendue des dégâts, a annoncé Marie-Joseph Pinville, directeur des concessions portuaires. Mais pour l'instant, le quai reste fermé pour des raisons de sécurité".
Ce mardi après-midi, les spécialistes de la DDE, des affaires maritimes, de la Capitainerie, de la Sara, ainsi que les pilotes et les fameux plongeurs ont pu effectuer leurs premières constatations.
Mais difficile d'évaluer la durée des travaux qui seront nécessaires à la réouverture du quai. "C'est une question de jours", assure-t-on à la CCIG. Qui préfère aussi rassurer la population : "Pas de panique, l'activité du port continue. Il n'y a pas eu de blessé, ni de pollution, et on a mis en place un dispositif de surveillance, explique Marie-Joseph Pinville. Pour le gaz, et l'essence, c'est pareil, il ne faut pas s'inquiéter non plus. Les stocks de la Sara sont suffisants pour tenir au moins trois semaines".



Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger
8s
×