Les traces des coups de feu tirés vendredi soir (PhCh)
Un différend entre jeunes a mal tourné, vendredi soir. Deux personnes ont été blessées par balle, mais leurs jours ne sont pas en danger.
Vendredi soir, au rond-point situé au carrefour de l'avenue Gaston-Monnerville et de l'avenue Auguste-Boudinot, près de l'auto-école et du camion de pizzas, à un endroit où les jeunes du quartier de l'Anse ont l'habitude de se réunir et de boire quelques bières, des coups de feu retentissent. « Nous avons d'abord cru que c'était des pétards mais lorsque sont apparus tous ces gyrophares, nous avons compris que c'était beaucoup plus grave » , témoigne Émilie Dumas, qui habite le quartier. Pour Magalie Degray et sa famille qui résident dans la maison d'en face, l'expérience a été plus traumatisante : « Nous avons tous sursauté. Nous avons eu peur. Puis Samu, pompiers, gendarmes sont arrivés. Nous avons appris que deux jeunes venaient d'être touchés par balle. » Les deux victimes sont âgées de 18 et 19 ans.
LE TIREUR, UN JEUNE EXCLU D'UN GROUPE
Quelques heures plus tard, sur les mêmes lieux, un groupe de jeunes présent au moment des incidents et qui n'en revient toujours pas, livre son témoignage. Aucun, par sécurité, ne souhaite donner son identité. Ils complètent leurs points de vue ce qui donne en résumé : « Le tireur est un type qui cherche régulièrement les embrouilles. Il est connu des services de police. Il était bourré et a commencé à s'en prendre à quelqu'un de plus âgé que lui, puis à un autre beaucoup plus jeune. On ne touche pas à nos petits frères. Alors, on l'a jeté du groupe. Il en a profité pour rentrer chez lui et prendre une arme. Quand il est revenu à l'endroit du regroupement, les personnes initialementconcernées n'étaient même plus là. Il ne savait plus ce qu'il faisait tellement il était saoul. Il a alors tiré sur nos amis, Playboy et Doudoune, qui n'étaient pas partie prenante du différend initial. Heureusement qu'ils sont solides car l'un d'eux a été touché aux jambes et l'autre au ventre, mais leurs jours ne sont pas en danger. Il faut que la justice nous mette à l'abri de ce cinglé pendant quelques années. Il aurait pu tout aussi bien tuer quelqu'un. »
La vie continue du côté des jeunes de l'Anse, dont beaucoup d'ailleurs s'étaient rendus au Pôle culturel où les animations autour de la Coupe du monde se poursuivent. Mais, comme ils disent : « Si chacun doit se faire justice avec un gun... »
L'auteur des faits doit être présenté au parquet aujourd'hui.
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