Comment menez-vous les études visant à
évaluer l'impact de l'orpaillage illégal dans le Parc amazonien
?
Le Parc amazonien est engagé dans une
démarche de diagnostic, de surveillance et d'alerte. Nous
travaillons en collaboration étroite avec l'Office national des
forêts. Le travail commence par une exploitation des images
satellites, puis des missions de survol en hélicoptères où les
localisations précises des chantiers et des campements sont repérés
(points GPS). Ce travail peut aussi être complété, si nécessaire,
par des missions fluviales et terrestres.
Comment évolue l'orpaillage clandestin sur
le territoire du Parc ?
Globalement, à l'échelle du Parc amazonien,
la situation a été stabilisée en 2009. Un résultat historique,
puisqu'il progressait de façon continue depuis 1990, et forte
depuis 2000. Cependant, cette stabilisation se fait à un niveau
d'impact élevé de l'orpaillage. L'enjeu, à compter de 2010, est de
diminuer cet impact sur le territoire.
Y a-t-il une évolution des pratiques des
orpailleurs illégaux ?
Oui, ils exploitent en groupe plus diffus
qu'auparavant, en maintenant le plus de couvert forestier possible
afin d'être repérés plus difficilement et d'éviter les poses
d'hélicoptère des gendarmes et des militaires. Comparé à 2007, ils
exploitent davantage dans le centre et le sud de la Guyane, dans
des localités encore plus difficilement accessibles par les forces
de l'ordre.
Quel...
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