Cayenne : une marche pour dire " Stop aux violences "
Mardi 29 août, une marche a été organisée à Cayenne par l'association Trop Violans pour protester contre la banalisation de la violence en Guyane.
Vers 16h30, devant la caserne de pompiers, une centaine de personnes se sont réunies, vêtues de blanc et de noir. Parmi elles, des familles endeuillées qui demandent également un meilleur suivi des enquêtes pour homicides.
C'est le cas de Youbise Bogé, dont le mari Keshore "Andy" Ramkaran a été assassiné en août 2022 de deux balles dans le thorax. " Je suppose que le dossier avance mais je ne suis informée de rien ", déplore la veuve. Un an après la mort de son époux, elle attend toujours des informations sur un potentiel procès. " Cela nous permettrait de faire notre deuil et de faire justice. Pour qu'on puisse passer à autre chose... "
La marche elle continue de l'avant, passant par l'avenue du Général de Gaulle pour rejoindre la préfecture. Yvane Goua, l'une des porte-paroles de Trop Violans, tient à rappeler que " toutes les personnes tuées ne sont pas des criminels ".
Elle dénonce une différence de traitement entre l'Hexagone et la Guyane, en citant l'exemple de l'indignation qui avait eu lieu à Nîmes, lorsqu'un enfant avait été tué d'une balle perdue dans la nuit du 21 au 22 août. " Ce n'est pas normal ce silence, ce n'est pas normal ce manque d'action ", a-t-elle martelé.
La marche contre l'insécurité a notamment reçu le soutien de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI). Dans un communiqué, la présidente de la CCI, Carine Sinai-Bossou " s'indigne face à ce fléau qui gagne la Guyane mais rappelle aux autorités publiques que l'insécurité n'est pas une fatalité et que les guyanaises et les guyanais ne sont pas obligés de la subir ".
Selon nos décomptes, 34 homicides ont eu lieu en Guyane depuis le début de l'année 2023, contre 47 en 2022.

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