Martinique - Mort de d'Aude Jean-Alexis : « Aude,c'était ma déesse »
En ce troisième jour de procès, plusieurs experts ont été entendus en visio-conférence depuis l'Hexagone avant les témoignages de la famille d'Aude Jean-Alexis, de l'accusé et de sa mère. Une journée de plus à implorer une vérité qui ne vient toujours pas pour les parties civiles.
«Vous défendez un monstre ! » Les mots et le témoignage du père d'Aude Jean-Alexis bouleversent une salle plongée dans le silence. « Un cri de désespoir » qui déchire le cœur de la vingtaine de personnes assises sur les bancs des parties civiles. Aude, c'était sa « princesse », sa « déesse », sa « raison de vivre » dit-il en pleurs à la barre du tribunal. À sa droite, sa compagne et la mère d'Aude Jean-Alexis laissent couler leurs larmes alors que, dans son box, l'accusé ne montre aucune émotion. « Je suis là physiquement, mais ma vie s'est arrêtée. Certains jours, je me demande comment je tiens debout. J'ai cru devenir fou » poursuit-il.
La vérité, rien que la vérité
Le père de famille de 63 ans, gestionnaire administratif dans la fonction publique a fait une nouvelle fois le déplacement depuis l'Hexagone. « Pourquoi ? » lui demande le président de la cour d'assises. « Pour qu'il nous dise où est le corps de ma fille » répond-il. « Je sais qu'elle est morte. Je sais que c'est lui qui l'a tuée. Je veux qu'il avoue pour lui offrir une sépulture, comme lui a pu enterrer sa sœur morte d'un cancer » conclut-il désespéré. Mais les espoirs, déjà maigres des parties civiles s'évanouissent à mesure que les jours passent et que l'accusé campe sur ses positions. « Je ne peux pas reconnaître quelque chose que je n'ai pas...

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