« Un événement unique d'échanges autour de la science de la biodiversité amazonienne »
Les journées annuelles du Laboratoire d’Excellence CEBA (Centre d’étude de la biodiversité amazonienne) se sont tenues du 4 au 5 octobre à l’université de Guyane. Jusqu’à 140 personnes ont été rassemblées pour assister aux 29 conférences, aux expositions ainsi qu'aux animations.
Les personnes présentes ont pu assister à 29 conférences. Ces dernières étaient tenues par des scientifiques, dont beaucoup de « jeunes chercheurs », basés en Guyane, mais aussi en hexagone, en Espagne ou encore aux Etats-Unis. De nombreux thèmes ont été abordés : « biodiversité des forêts ; biodiversité des espèces pathogènes en forêt comme en rivière ; on a aussi parlé de la dynamique du littoral et ce que cela implique pour les écosystèmes comme les mangroves », résume Jérôme Chave avant d’ajouter : « On a aussi couvert un large spectre de recherches actuellement réalisées en Guyane pour évoquer le lien avec les forêts et les pays avoisinants. »

Deux expositions « mêlant à la fois l’art et la science autour de la biodiversité amazonienne » étaient également proposés par le laboratoire scientifique. Marc-Alexandre Tareau, Karl Joseph et Guillaume Odonne ont mis en œuvre un projet qui explore le rapport des sociétés afrodescendantes de Guyane au monde végétal nommé « Kalalou, des plantes et des hommes. » Marion Boisseaux et Antia Iglesias Fernandez ont composé de leur côté « La multidimensionnalité de la plante. » Une exposition qui proposait des illustrations botaniques accompagnées de gravures en bois de sept espèces d’arbre tropicaux.
Le LabEX CEBA est implanté en Guyane depuis 2011. Or, « en 11 ans beaucoup de choses se sont passées ici. Beaucoup de choses se sont passées en sciences aussi. Ainsi, une des grandes discussions que l’on a eu, c'est de savoir quel est notre plan pour le futur. On a un projet de recherche fondamental sur la biodiversité, mais maintenant on est de plus en plus conscient que les enjeux, c'est de déterminer comment on valorise cette biodiversité », estime le directeur de recherche.
Pour valoriser cette recherche, différentes approches sont envisagées. Le laboratoire a notamment conscient que la biodiversité attire le tourisme et qu’elle contient également des enjeux économiques. Des enjeux économiques qui détiennent par leur nature « un lien avec la vie quotidienne qui permettrait de valoriser nos recherches », conclura Jérôme Chave.
Marc-Alexandre Tareau explique son exposition « Kalalou, des plantes et des hommes » - Il favorise une recherche de pointe sur la biodiversité en Guyane et permet aux équipes partenaires de mener des projets conjoints grâce à un financement sur le long terme. Les équipes du CEBA, situées en Guyane, en métropole et aux Antilles, mobilisent en tout une centaine de personnels permanents (chercheurs, ingénieurs, etc.).
Il a été labellisé « Laboratoire d’Excellence » en 2011 dans le cadre des appels à projets lancés par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) au sein du programme Investissements d’Avenir. Le CEBA est un acteur structurant pour la recherche scientifique en Guyane française. Grâce à son organisation en réseau, à l'accent mis sur l'excellence scientifique et à ses moyens sur le long terme, il se trouve dans une position unique pour favoriser l'innovation dans la recherche sur la biodiversité en Guyane, et agir en synergie avec le monde académique et les porteurs d'enjeux.
Pour en savoir plus : www.labex-ceba.fr

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