Sécheresse : Maroni et Lawa, les populations sous pression
Encore plus tôt cette année, les fleuves sont très bas et les populations souffrent de la sécheresse qui affecte le niveau des cours d’eau.
Loin le souvenir des grandes crues de début 2023 qui avaient déplacé les populations du fleuve. On se souvient qu’en octobre de l’année dernière, la sécheresse avait déjà frappé le Maroni et la Lawa, rendant la navigation vers Maripasoula quasiment impossible. La situation est à la veille d’atteindre ce point critique alors que nous sommes début octobre.
Déjà au niveau d’alerte
Le niveau d’eau sur le fleuve est très bas. De l’estuaire jusqu’aux terres amérindiennes, l’eau manque. À titre d’exemple, à la station d’observation de Grand Santi, en un mois, le niveau de l'eau est passé de 2,40 à 1,60 m, soit une baisse d’un tiers. En termes de débit, nous sommes passés de 320 m³ par seconde à moins de 50 actuellement. La vie biologique du fleuve est ainsi proche de l’asphyxie, l’eau n’étant pas suffisamment renouvelée, avec, en plus, les fortes chaleurs qui la réchauffent.
Cette sécheresse a des conséquences importantes pour les populations. Les pirogues ont des difficultés à naviguer, faute d’eau suffisante, avec des hélices qui touchent souvent les cailloux. Le passage des sauts est rendu délicat, obligeant au déchargement. Les coûts logistiques augmentent, ce qui accroît les prix des marchandises qui, de surcroît, peinent à arriver.
Sur le plan domestique, l’eau manque dans les maisons. Celle du fleuve, obtenue par pompage pour les travaux quotidiens, et celle recueillie lors des pluies dans les citernes, pour la consommation, se font rares. Ces dernières sont désormais vides.
Une nouvelle fois, les populations du fleuve sont en difficulté, les conditions climatiques venant ajouter au fardeau de l’isolement.

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