L’orpaillage au Suriname et le diabolique mercure
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CHEZ NOS VOISINS

L’orpaillage au Suriname et le diabolique mercure

Éric GERNEZ, à Paramaribo

D’après les chiffres, le secteur de l’orpaillage artisanal occuperait 20 000 personnes au Suriname et produirait 40% de l’or produit.

 Les Etats se délimitent par des frontières que la géologie ne connaît pas. Sur le plateau des Guyanes, et en particulier en ce qui concerne les abords du bassin du Maroni, on parle d’une ceinture de granit vert.

C’est dans ce type de sous-sol que l’or est rencontré, d’abord sous forme alluvionnaire, dans les cours d’eau où il s’est concentré au fil des ans, puis en le cherchant par des forages dans la roche où les densités observées dans les échantillons détermineront les opportunités d’investissements.

Les grandes compagnies minières, souvent canadiennes, y établissent des projets industriels réputés ‘’propres’’ ; nous parlerons ici des exploitants artisanaux. Travaillant avec diverses méthodes, leur point commun est un pragmatisme exacerbé, trait de caractère indispensable à qui veut réussir au ‘’garimpo’’. Les contraintes légales sont, dans les faits, un facteur négligeable, les pratiques sont similaires en Guyane ou au Suriname.
A la fin, il y a toujours le mercure

Arpenter les rues du quartier brésilien de Paramaribo vaut un cours de technologie sur l’orpaillage artisanal. C’est une vitrine de toutes les méthodes de travail : pompes, cribleuses, concasseurs à pierre, excavatrices et batées se côtoient