Depuis une semaine, un nouvel écriteau a
poussé à proximité de la plage de Gosselin. « Baignade
interdite jusqu'à nouvel ordre », peut-on lire dessus.
« Ce n'est pas ça qui va m'empêcher d'aller me
rafraîchir », plaisante un homme qui arrive en famille sur
le sable, ce dimanche 2 juillet. « La plage, c'est une des
seules activités gratuites », abonde un autre.
« Et s'ils veulent vraiment interdire la baignade, pourquoi
n'y a-t-il pas plus de communication là-dessus ? »
La décision d'interdire les baignades aux
plages Gosselin et Bourda a été prise fin juin par la préfecture.
Durant les cinq dernières années, les prélèvements réalisés par
l'Agence régionale de santé (ARS) indiquent que la qualité de l'eau
est jugée « insuffisante » dans ces eaux pour
garantir une baignade sans risques, ce qui implique de l'interdire.
« Ce sont des normes européennes », explique Denis
Robin, responsable de la cellule eau à l'ARS. En raison de
contamination aux matières fécales, la baignade sur ces sites peut
provoquer des problèmes comme des otites ou des infections de la
peau. En Guyane, parmi les points d'eau mesurés par l'ARS, seules
la plage Louis-Caristan (Rémire-Montjoly) et la crique Canceler
(Sinnamary) n'ont pas été classées en
« insuffisante »...
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