Crédits carbone : le pactole vert qui échappe à la Guyane
Les crédits carbones devaient rapporter 20 milliards d'euros à la Guyane autonome
" Circulez ! Y a rien à voir. " Voilà le résumé d'une conférence sur les crédits carbone organisée par la CTG, mercredi 4 février, à Suzini.
Pourtant, le titre se voulait prometteur : " Crédits carbone : quel potentiel pour la Guyane ? "
" La ministre de la Transition écologique m'a dit qu'il s'agissait d'un sacré pactole pour la France ", souligne Gabriel Serville, qui présidait cette conférence, en préambule. A la fin de celle-ci, le président de la CTG avouera avoir le sentiment d'être pris dans " une trappe, un piège ".
La Guyane est bloquée
Pourquoi ? Premièrement, la finance carbone a pour contributeurs les pays développés. La France en fait donc partie. À ce titre, la Guyane ne peut pas accéder au marché réglementaire. Il s'agit de vendre ses crédits carbone à des entreprises soumises à des quotas. Le Guyana a vendu à Hess Corporation pour 785 millions de dollars de crédits entre 2022 et 2032 via le système REDD+. La Norvège lui a accordé 250 millions de dollars en 2009.
La Guyane peut en revanche accéder au marché volontaire. La DGTM (Direction générale des territoires et de la mer) a présenté son dispositif : le Label bas carbone. Trois ans d'attente, un paiement à la fin du projet, l'obligation de prouver que celui-ci a un impact...

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