Philippe Dulbecco : « En 2023, un enseignant débutant ne sera pas payé moins de 2000 euros »
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Interview du recteur de Guyane

Philippe Dulbecco : « En 2023, un enseignant débutant ne sera pas payé moins de 2000 euros »

Nancy LAFINE, n.lafine@agmedias.fr
Nous avons rencontré le recteur de Guyane, Philippe Dulbecco,  qui s'est prêté au jeu des questions-réponses
Nous avons rencontré le recteur de Guyane, Philippe Dulbecco,  qui s'est prêté au jeu des questions-réponses • N.L

Le recteur de l’académie de Guyane, Philippe Dulbecco, affirme, dans un entretien exclusif à « France-Guyane » que le nouveau job de l’académie est de « revaloriser » les métiers de l’enseignement. Il revient également sur les derniers faits qui ont marqué l’actualité.

  • Cette année, toutes les inscriptions aux concours national de recrutement des futurs enseignements, ont été décalées jusqu’au 2 décembre. Quelles en sont les raisons ?

Dans les délais tels qu’ils étaient initialement conçus, les inscriptions étaient en retrait par rapport à l’année dernière. L’idée est de prolonger la période de candidature pour espérer avoir autant de candidats que l’année dernière. Pour la Guyane, on a également un concours spécial de titularisation cette année. 

  • Qui sont ceux qui peuvent se présenter à ce concours de titularisation ?

Tous les contractuels actuellement en poste en Guyane, avec 18 mois d’expérience et au moins un bac+2. C’est un concours simplifié avec une épreuve écrite et une épreuve orale. Nous avons l’autorisation de titulariser 50 personnes.

  • L’académie de Guyane dispose-t-elle d’un vivier d’enseignants suffisant ?

Non ! En Guyane, on a des besoins dans toutes les disciplines. Certaines comme les lettres, la techno, l’art plastique, la musique… sont encore plus en tension que les autres, et où, nous avons un réel problème de vivier. C’est-à-dire qu’une fois les recrutements et les remplacements assurés, on se retrouve vraiment à la corde. Les personnes disponibles en Guyane, pour enseigner ces disciplines, ne sont pas suffisantes en nombre. 

Faire venir des enseignants à l’année, c’est...