Nomination d'Annick Lafrontière : le débat sur l'autonomie du Crous Guyane relancé
Nommée directrice générale du Crous Antilles-Guyane, la Guyanaise Annick Lafrontière veut réformer un système défaillant. Mais syndicats, élus et étudiants persistent : seule la création d'un établissement autonome permettra de répondre aux besoins spécifiques du territoire.
La nomination d'Annick Lafrontière à la tête du Crous Antilles-Guyane n'apaise pas les revendications d'autonomie guyanaise. Née à Cayenne, cette ancienne directrice du Crous en Corse affiche sa volonté de remettre de l'ordre dans la gestion des œuvres universitaires sur les trois territoires.
" Ce n'est pas à moi de répondre sur cette autonomie. Il s'agit d'une décision politique. Malgré tout, je tiens à dire qu'il est faux d'affirmer que la Guyane est plus mal lotie que les deux autres Clous. On sait que la précarité étudiante est plus présente ici et on agit pour aider un peu plus la Guyane. "
Elle estime qu'avant toute chose, il faut assainir la gestion et répondre aux urgences matérielles. " Le Crous de Corse a mis 14 ans à devenir pleinement autonome. Nous en sommes encore loin ici. On vit sous assistanat. L'an dernier, l'État a dû verser 680 000 euros en urgence."

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