Mesures d'urgence pour le collège Néron
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes
8s
×
RÉMIRE-MONTJOLY

Mesures d'urgence pour le collège Néron

Karin SCHERHAG

Vendredi, alors que le personnel du collège Rémire 2 était encore en grève, le président du conseil général et le recteur sont venus écouter les doléances de chacun. La sécurité de l'établissement devrait être immédiatement renforcée.

La grève pourrait se poursuivre au collège Réeberg-Néron de Rémire-Montjoly. Hier matin, le président du conseil général Alain Tien-Liong et le recteur Philippe Lacombe ont rencontré les enseignants, en grève depuis mercredi. Un mouvement lancé à la suite de la découverte, la veille, de tags injurieux sur tous les murs de l'établissement, mais aussi d'excréments dans le couloir. Le personnel dénonce également le manque de moyens humains, l'insécurité dans et aux abords du collège et la mauvaise gestion de la principale dont ils réclament le départ (1). « C'est une souffrance de venir travailler, confie Marthe Hemedy, professeur de technologie. Certains sont plus fragiles que d'autres et ne peuvent supporter tout ça. »
Deux heures et demi d'échanges plus tard, la porte de la classe de technologie 3 se rouvrait enfin. « Nous sommes satisfaits des propositions qui nous ont été faites, souligne Marthe Hemedy, mais nous souhaitons qu'elles nous soient confirmées par écrit. Nous savons trop bien que les paroles s'envolent. »
RENFORCER LA SÉCURITÉ
Le Conseil général devrait doter le collège Néron de plusieurs agents de sécurité sur une période test. Dépêchés dès hier soir, ils devraient y rester jusqu'au 11 avril. De quoi dissuader les petits plaisantins. La clôture devrait être réparée et la voie menant au collège, sécurisée. La demande de caméras de surveillance a en revanche été rejetée en bloc par Alain Tien-Liong, qui juge ce système inefficace. Deux postes de surveillants supplémentaires ont aussi été réclamés. « Et c'est urgent. On a besoin d'eux dès lundi matin » , précise encore Marthe Hemedy. A situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle : le rectorat pourrait, dans un premier temps, envoyer les quelques surveillants mobiles dont il dispose.
Les négociations ne sont pourtant pas terminées. Et à l'heure où nous mettions sous presse, les enseignants du collège Réeberg-Néron se réunissaient à nouveau pour savoir s'ils reprendraient le travail lundi matin.
(1) En arrêt maladie depuis mardi, la principale n'a pas assisté aux débats.
Réunion à huis clos
La presse avait été conviée vendredi... puis non! A peine installé dans l'une des salles de cours, Alain Tien Liong a lancé à l'intention des journalistes présents : « Pour la sérénité des débats, je vous demanderais de sortir. » Drôle d'excuse. D'autant que c'est le conseil général lui-même qui avait informé les médias de la tenue de cette réunion.

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger
8s
×