Je paie ma Sécu, donc donnez les
médicaments génériques à ceux à qui on l'offre » . Cette phrase,
Liliane Pognon, coprésidente du Syndicat des pharmaciens de Guyane
et pharmacienne à Rémire-Montjoly, l'entend souvent. « Donnez-moi
le vrai » , pestent encore quelques clients. Concernant la
consommation des médicaments génériques, « nous ne sommes pas très
bons élèves » , confie Liliane Pognon.
La pharmacienne constate d'emblée qu'il y a
« une disparité sur le territoire guyanais, liée à l'environnement
de l'officine » . A titre d'exemple, les médicaments génériques
sont plus employés dans les communes de l'intérieur de la
Guyane.
Mais au-delà du refus des malades, il y a
aussi les prescriptions. « Les jeunes médecins sont plus enclins à
prescrire en DCI (Dénomination commune internationale) » , poursuit
Liliane Pognon, sans pour autant discréditer les plus anciens. En
inscrivant la DCI sur l'ordonnance, le médecin ne donne pas le nom
d'un médicament mais son nom commun. En d'autres termes, sa
molécule. Une pratique qui permet aux pharmaciens de donner un
générique, et surtout, d'éviter d'entendre : « Donnez-moi...
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