Le chikungunya continue de se propager en Guyane. Certes, à un rythme nettement moins soutenu qu'aux Antilles. Toutefois, environ 150 cas sont détectés chaque semaine. Le département compte désormais plus de mille personnes ayant été atteintes par le virus. À titre de comparaison, la Martinique en recense plus de 50 000. La collecte de toutes les données relatives à l'apparition de nouveaux patients est donc indispensable à l'Agence régionale de santé (ARS) dans le but d'analyser la situation de la manière la plus précise. Les éléments recueillis permettent ainsi, chaque semaine, d'établir une cartographie de l'épidémie. Une localisation des foyers, quartier par quartier, ville par ville, qui est évidemment en permanente évolution. Aussi, les cartes présentées ne reflètent la situation qu'à un instant précis. En l'occurrence, les documents publiés ici ont été réalisés le mardi 15 juillet. En une semaine, le nombre de cas recensés a évolué. Par ailleurs, les cartes réalisées par l'ARS présentent un état des lieux global et cumulé. Les données affichées représentent donc le nombre de cas recensés au sein de chaque foyer depuis le début de l'épidémie, pas le nombre de personnes actuellement atteintes par le chikungunya. De plus, l'ARS explique que certaines données échappent à son contrôle. Principalement en raison du fait que de nombreuses personnes ne consultent pas un professionnel de santé lorsqu'elles présentent des symptômes. Par conséquent, elles n'apparaissent pas dans la cartographie. Celle-ci se révèle toutefois d'une grande utilité. La localisation des foyers épidémiques, principalement situés à Cayenne, Rémire-Montjoly, Matoury et Kourou, doit permettre d'améliorer la lutte contre la transmission du virus. Ce, en agissant de façon prioritaire dans les zones ciblées. Néanmoins, les personnes, comme les moustiques, sont mobiles. De fait, si aucun cas n'a, à ce jour, été détecté dans certains quartiers, rien n'indique que ces derniers ne seront pas touchés dans les prochaines semaines. La vigilance reste donc indispensable, quel que soit le lieu de résidence, pour toute la population. Les chiffres par communes
KOUROU
Foyers actifs :
- Quartier Désormaux : 6 à 10 cas.
- Quartier Catayé : 6 à 10 cas.
Foyer éteint :
- Cité 205.
MATOURY
Foyers actifs :
- Cogneau-Lamirande : 21 à 50 cas.
- Lotissement Fushia et Balata : 11 à 20 cas.
- Zénith et Copaya : 2 à 5 cas.
Foyer éteint :
- Loussais.
RÉMIRE-MONTJOLY
Foyers actifs :
- Cité arc-en-ciel : 21 à 50 cas.
- Ames-claires et le bourg de Rémire : 6 à 10 cas.
- Alizées, Beauregard, Morne coco et Hameau Pruniers : 2 à 5 cas.
MACOURIA
Foyers actifs :
- Sablance : 21 à 50 cas.
- Lotissement Flamboyant, Sainte-Agathe, Yapara : 2 à 5 cas.
- Soula Jaune d'oeuf et résidence Palmiers Soula : 2 à 5 cas.
Le coût de la prévention
FINANCES. Désormais, les mairies disposent d'une boîte mail spécifique à la préfecture pour signaler les véhicules abandonnés. La principale question des municipalités concerne le coût des opérations de prévention, notamment pour l'enlèvement des épaves. À l'instar de leurs homologues des Antilles, les quatres communes guyanaises touchées par le chik ont réclamé une aide spécifique de l'État.
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters