« Nos revendications ont commencé en avril.
Mais il n'y a eu aucun recrutement, alors qu'une quantité
phénoménale de médecins est partie... » Assis sur une banquette, un
café à la main, ces deux urgentistes du centre hospitalier
Andrée-Rosemon (Char) semblent encore fatigués par leurs derniers
tours de garde. En quelques mois, profitant parfois du passage dans
le public de l'hôpital de Kourou, dix de leurs collègues
(titulaires et contractuels longue durée) sont partis. « À cause du
ras-le-bol général, du manque de moyens, du manque de pilotage...,
soufflent les médecins cayennais. Alors on pousse un cri d'alarme.
»
Des réunions sont organisées très
régulièrement avec...
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