Grève dans l'Éducation : des perturbations dès lundi en Guyane
Dès ce lundi 17 mars, plusieurs syndicats, dont la FSU, Lutte des classes, le Steg-UTG, Sud éducation et le Snetaa/FO, appellent à une grève illimitée pour défendre un plan d’urgence.
À partir du lundi 17 mars, une grève illimitée est lancée par plusieurs syndicats de l’Éducation en Guyane : FSU, Lutte des classes, Steg-UTG, Sud éducation, Snetaa/FO et UNEF, pour exiger un "plan de rattrapage d’urgence".
Les écoles de Matoury restent ouvertes. À Rémire-Montjoly, trois écoles sont fermées : Dipp, Lony et Gentilhomme. À Cayenne, aucun communiqué n'a été publié donc les écoles sont supposées être ouvertes.
Les grévistes réclament des constructions d’écoles, collèges et lycées, la rénovation des établissements existants, des recrutements et formations de personnels (enseignants, éducatifs, sociaux, de santé), ainsi que la scolarisation de tous les enfants et la régularisation des élèves sans papiers. Ils demandent aussi une politique de gestion des ressources humaines respectueuse des droits.
Reçue par le Recteur le 13 mars puis par la CTG le 14, l’intersyndicale a obtenu plusieurs engagements : création d’un groupe de travail pédagogique, recrutement d’intervenants en langues maternelles, implantation d’un CROUS, ouverture de nouvelles formations universitaires et lancement de 12 nouveaux collèges et lycées d'ici à 2028.
Mais pour les syndicats, le compte n’y est pas encore. Ils exigent l’officialisation des annonces, l’application des mesures dès la rentrée 2025, et une programmation scolaire plus ambitieuse : 100 écoles, 12 collèges, 8 lycées, développement de l’Université et création d’un centre de recherche.
Les rassemblements sont prévus à Cayenne (9h, Stage Georges-Chaumet), Kourou (10h, collège Henri-Agarande) et Saint-Laurent (9h, sous-préfecture).

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