Tous les matins, c'est le même rituel chez
Julie. Un défilé de personnes qui amènent des gamelles vides. À
midi, le défilé reprend. Mais cette fois-ci, les visiteurs ne
repartent pas les mains vides. Voilà près de 17 ans que la dame,
résidante d'une cité cayennaise, prépare et vend chez elle des
repas, perpétuant un système qu'utilisaient déjà nos gangans.
Tandis qu'elle referme le dernier étage d'une gamelle de plusieurs
niveaux, elle se souvient des débuts. « J'avais une voisine qui
faisait des repas chez elle et qui allait prendre sa retraite. Je
vendais sur le marché à cette époque. Quand elle a arrêté, j'ai
pris la relève. » Julie récupère aussi la clientèle de sa voisine.
Depuis, elle a gagné d'autres clients, par le bouche à oreille.
Dans ses fait-tout, la sexagénaire élabore des plats locaux, à base
de produits du marché, mais aussi de légumes surgelés. « Trois fois
par semaine, je prépare du poisson. Quand les gens viennent chez
moi, ils me disent ce qu'ils aiment, ce qu'ils...
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters