Chikungunya : plus de 2 200 cas
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Chikungunya : plus de 2 200 cas

A. S.-M
L'épidémie de chikungunya épargne la Guyane pour le moment mais la vigilance s'impose (DR)
Alors que l’épidémie ralentit aux Antilles, l’aedes aegypti sévit sur le département, essentiellement sur l’île de Cayenne/photo d’archives

L’épidémie reste concentrée sur l’île de Cayenne mais le nombre de consultations liées à la maladie connaît une forte progression.

Àla date du 24 août, 2 206 cas de chikungunya étaient confirmés dans le département, soit plus de 500 cas supplémentaires en deux semaines (1 665 cas à la date du 10 août). Le nombre de cas évocateurs constatés chez les médecins de ville et en centre de santé a également flambé. On en a relevé 370 rien que pour la semaine du 12 au 18 août. Heureusement on ne déplore toujours aucun décès lié à la maladie.
Pour l’heure, le chikungunya semble surtout être contenu sur l’île de Cayenne où sont concentrés la grosse majorité des cas. Des foyers particulièrement actifs ont notamment été identifiés à Macouria, Rémire-Montjoly et Matoury. Dans ces deux dernières communes, de nouveaux foyers ont également été identifiés ces dernières semaines ainsi qu’à Kourou. Des cas probables ou confirmés ont aussi été relevés à Saint-Laurent, Iracoubo, Saint-Georges, Maripasoula et Grand-Santi. Il s’agit de cas isolés, aucun foyer épidémique n’ayant été constaté dans ces communes.
Le virus poursuit donc sa progression mais le comité d’experts réuni le 22 août a considéré que la situation correspondait toujours à la phase 2b du plan Psage, à savoir « transmission modérée du virus avec des foyers épidémiques et chaîne locale de transmission  ». Selon l’Agence régionale de la santé (ARS), « la dynamique d’épidémie (est) différente de celle observée dans les îles françaises des Caraïbes ». Contrairement à ce qui a été constaté aux Antilles, « l’épidémie a progressé moins vite et plusieurs foyers se sont éteints » après n’avoir concerné qu’un secteur très limité.
Concernant la lutte contre l’épidémie, l’ARS estime toujours que « l’utilisation du malathion pourrait s’avérer une arme efficace », mais elle insiste sur l’importance de la lutte contre les gîtes larvaires et l’utilisation des protections individuelles.

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