Obéir à l'État, est-ce renoncer à sa
liberté ? C'est sur cette question philosophique qu'ont disserté
Aurélia et Loyce, 17 et 18 ans, en série littéraire (L), sorties de
l'épreuve (coefficient 8 en L), au bout de trois heures, fatiguées
mais heureuses. « Sans la liberté, on n'a rien. Et sans les lois,
nous ne sommes rien : tout le monde ferait ce qu'il voudrait et ce
serait du n'importe quoi » , avance Loyce. « Ce sont les lois, nos
droits, qui nous permettent d'être libres, de faire ce qu'on veut.
L'Etat ne nuit pas forcément à notre liberté » , continue Aurélia,
confiante. « Il faut renoncer à certaines libertés pour obéir aux
lois, à l'État, pour mieux coexister, garantir la paix sociale, le
respect de tout individu » , affirme, quant à lui, Jetro, 18 ans,
en L, lui aussi. Inspiré, il a incriminé le désir, dans sa
démonstration, désir coupable, selon lui, de nos désobéissances
civiques « parce qu'on désire ce qui n'est pas nécessaire :
l'argent, le sexe, toujours plus » , argumente-t-il. Il a fini sa
composition vers midi, enchanté : « C'était spontané, j'étais à
l'aise, inspiré d'entrée. Je ne m'attendais pas à tomber sur ça, en
plus. Nos professeurs nous avaient dirigés sur les...
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