À Macouria, les collégiens à la rencontre des métiers et des formations
Au collège de Soula, élèves et professionnels ont échangé pour éclairer les choix d’orientation et présenter des parcours concrets.
C’était au tour du collège Antoine-Sylvère Félix, à Macouria, d’organiser son Forum des métiers et des formations, ce jeudi 29 janvier.
Durant la matinée, ce rendez-vous annuel a permis aux élèves d’échanger avec des intervenants issus de différents domaines : sécurité, environnement, social, santé, éducation, industrie, commerce, bâtiment, agriculture, multimédia, tourisme, numérique, armées et tertiaire.
Au stand des métiers du journalisme, José Blézes, ancien grand reporter, et Athys Jair, ancien journaliste à Guyane La 1ère, ont retracé leurs parcours, émaillés d’anecdotes. Les élèves de 4e et de 5e ont pu faire connaissance avec ces deux hommes qu’ils ne connaissaient pas.
Rebecca a demandé s’il y avait des risques dans le métier de journaliste. José Blézes a répondu :
« Bien sûr, comme dans tous les métiers. Il faut surtout le faire par passion. Nous devons nous adapter à toutes les situations. Nous n’avons pas d’horaires fixes et il y a parfois du stress, car nous avons des objectifs à respecter. Mais avec de la patience et du calme, on y arrive. »
Michel a, pour sa part, voulu savoir s’il fallait entamer de longues études pour devenir journaliste. Athys Jair a expliqué :
« Le minimum est d’avoir un bac +3, puis il faut fréquenter, si possible, les centres de formation en journalisme, notamment à Paris. Il faut surtout être curieux et lire énormément afin d’avoir une bonne culture générale ; c’est vraiment nécessaire. »
Les deux journalistes ont aussi expliqué qu’il faut se méfier des réseaux sociaux et que toute information doit être vérifiée plusieurs fois avant d’être diffusée.
La plupart des élèves interrogés ne sont pas attirés par le métier de journaliste. Ils s’orientent majoritairement vers la petite enfance, la justice, la mécanique, l’armée ou la sécurité.
Selon le chef d’établissement Karl Abidos, l’objectif a été atteint. "Les professionnels sont satisfaits de leurs échanges avec les élèves, ce qui était l’essentiel. Il s’agissait également de montrer aux élèves ce dont ils sont capables par eux-mêmes. Entrer au collège est une étape, mais ils n’y passeront pas leur vie. Ce sont eux qui construiront la Guyane de demain, c’est pourquoi ces rencontres sont organisées chaque année."

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters