Restriction des tickets-restaurant au supermarché : l'inquiétude des clients
Depuis le 1er janvier 2025, les tickets-restaurant ne peuvent être utilisés que pour acheter des produits alimentaires « immédiatement consommables ».
L'utilisation des tickets-restaurant a largement évolué ces dernières années. Avant 2022, ces titres étaient principalement conçus pour favoriser la consommation dans les restaurants. Cependant, au fil du temps, leur usage s'est élargi, notamment avec la possibilité de les utiliser pour acheter des produits alimentaires non immédiatement consommables. Cette mesure, instaurée en 2022 pour répondre à la crise inflationniste, permettait aux détenteurs de chèques ou cartes déjeuner d'acheter des produits comme des pâtes, de l'huile, des conserves ou encore de la viande dans les supermarchés. Elle a été prolongée par le Parlement en 2023, mais a pris fin le 31 décembre 2024.
Depuis le 1er janvier 2025, les tickets-restaurant ne peuvent plus être utilisés que pour des produits alimentaires immédiatement consommables, tels que les plats cuisinés, les fruits, les légumes ou les produits laitiers.
« Ça fait mal au porte-monnaie »
Les supermarchés, et particulièrement les grandes enseignes, sont directement touchés par cette évolution législative. « Jusqu'à présent, nous acceptions les chèques-déjeuner pour l'ensemble de l'alimentation. Depuis le 1er janvier, la loi exige que nous revenions à une liste de produits plus restreinte, incluant notamment des fruits, des produits laitiers et des plats préparés, tandis que des articles comme le poisson, par exemple, ne sont plus éligibles. Ce serait un vrai manque à gagner pour nous », indique la direction des magasins Carrefour. Toutefois, celle-ci reconnaît qu'en ce début de mois, « les caissiers font encore preuve de souplesse, mais qu'ils feront...

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