Victorin Lurel demande une approche globale sur la question de la vie chère
Le sénateur Victorin Lurel a été amené à prendre la parole au cours du congrès des élus de l'outre-mer à Issy-les-Moulineaux, il a abordé le protocole d'accord signé en Martinique entre les représentants de la grande distribution et les élus. "Un bon protocole" auquel il manque une approche plus globale.
En tant que secrétaire national du PS en charge des outre-mer (2005) puis à son poste de ministre des outre-mer (2011), Victorin Lurel a touché de près et a tenté de lutter contre les monopoles économiques des DROM. Une expérience qui explique un regard critique sur le texte signé entre la grande distribution et les élus Martiniquais à l'issue de plusieurs centaines d'heures de négociation dure. Durant son intervention au congrès des élus d'outre-mer, il évoque un texte qui découle du même process qu'en 2009, soit l'acceptation d'une "modération négociée".
"[ce protocole] n'a aucune valeur juridique. On reste six mois à baisser ici ou là les prix et six mois après les distributeurs, les entrepreneurs font ce qu'ils veulent et augmentent à nouveau les prix." Ainsi, le vote de la suppression de la TVA sur 53 familles de produits est une façon de formaliser ce protocole avec "une expérimentation de trois ans". Sur ce dossier, le sénateur regrette que la Réunion aient été laissée hors du champ du texte.
Autre source de regret, le focus sur l'alimentation au lieu d'une approche globale, sur l'ensemble des secteurs de l'économie et de la consommation, des pièces autos, à certains types de services.
"Nous ne parlons que d'alimentation. Très bien. C'est ce qui occupe et préoccupe tout le monde chaque jour. Mais prenez l'indice des prix, vous avez l'alimentation, le non-alimentaire, l'énergie, l'accès aux produits de santé, la téléphonie, les réparations effectuées dans les garages, le monopole de Canal Satellite, une concentration capitalistique partout dans nos territoires que le gouvernement ne veut pas aborder, mais il faut un texte global pour adapter tout cela."
Enfin, le sénateur préconise une étude du modèle néo-calédonien, puisque que le territoire dispose d'un code et d'une autorité de la concurrence.

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