Une bouffée d'oxygène venue des bourses européennes
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Economie

Une bouffée d'oxygène venue des bourses européennes

La rédaction avec AFP et LaTribune.fr
Dégrad des Cannes
Le débarquement d'un navire de la CMA CGM au port de Dégrad-des-Cannes qui ne détient plus le monopole. Marfret a aussi deux navires sur la destination Guyane. • GG

Le prix du baril de Brent qui passe sous les 80 dollars et le prix du fret qui retrouve des prix raisonnables. Deux bonnes nouvelles pour les entrepreneurs guyanais.

De manière brève, mais qui n'est pas passé inaperçue, le baril de Brent, référence du prix en Europe a chuté de 3,14%, hier pour atteindre les 80 dollars. A contrario, les taux d'intérêts des banques centrales européennes et américaines devraient augmenter encore.

 

Du côté du transport maritime qui s'est envolé lors de la crise Covid puis de la guerre russo-ukrainienne obligeant la CMA CGM à faire une remise de 500 euros puis 750 euros par conteneur de 40 pieds, les prix chutent. C'est une retour à la quasi normale.

 

Début décembre, le prix moyen d'un conteneur de 40 pieds n'est plus qu'à 2 500 dollars, selon le Freightos Baltic Index, un indice qui mesure le prix du transport par conteneurs. Loin des 11 000 dollars de septembre 2021. Pour rappel, il était de 1 500 dollars en juin 2020”, détaille le site LaTribune.fr.

 

Les prix chutent aussi en Guyane

 

Les coûts des matières premières et du transport grèvent les marges des entreprises notamment dans le BTP et impactent surtout les trésoreries le temps que les compensations soient votées.

En Guyane, les prix ont nettement chuté aussi. Un quarante pieds, départ de Guyane pour la France coûte, toutes taxes comprises, dans les 2 000 euros avec la remise de la CMA CGM de 750 euros et 1 600 euros pour faire venir.

En revanche, le coût du fret via les Antilles reste excessif. “Hors taxes, hors frais portuaires, un quarante pied vaut 1 700 à 1 800 euros vers les Antilles contre 650 euros pour l'Hexagone”, remarque une société de déménagement de Dégrad-Des-Cannes.

A ce prix, par exemple, faire venir une voiture d'Europe revient à 2 300 euros alors que cela coûte 3 000 euros en groupage vers les Antilles.

 

Le nouveau directeur de la Somarig : M. Thenoz qui représente la CMA CGM en Guyane, refuse toute entrevue avec la presse. Nous n'avons donc pas pu recueillir des informations du principale acteur du fret en Guyane.

« Nous observons actuellement une baisse de la demande qui conduit à une normalisation des échanges économiques internationaux et une baisse significative des taux de fret », commente Rodolphe Saadé, PDG de CMA CGM dans un communiqué sur les résultats du troisième trimestre de son groupe.

Cette baisse brutale des prix du fret « a pris tout le monde de court », explique Arthur Barillas,directeur général du commissionnaire de transport Ovrsea, majoritairement détenu par le groupe Bolloré, dans l'article de LaTribune.fr. Conséquence, selon lui : « Les entreprises se retrouvent avec beaucoup de stock », alors que la demande en biens de consommation devrait « chuter de 6% » en 2023.

 

Des tonnages transportés qui chutent

 

Maersk a ainsi vu son tonnage transporté au 3e trimestre 2022 baisser de 7,6% par rapport au trimestre précédent.

Dans le même temps, les compagnies maritimes, qui ont lancé des commandes de navires au plus fort de la crise sanitaire, « vont voir la capacité de leurs flottes grimper de 4% », analyse-t-il. Plus de bateaux pour moins de marchandises à transporter : telle va être l'équation à résoudre pour les transporteurs, également confrontés à la flambée des prix de l'énergie. CMA CGM a dépensé en énergie 822 millions de dollars supplémentaires sur le 3e trimestre, par rapport à l'année dernière.

« L'incertitude est très forte » pour l'année prochaine considère ainsi Arthur Barillas. Néanmoins, certains signaux positifs tels que « l'inflation qui se calme », font sentir « une légère brise d'optimisme » qui pourrait rendre 2023 « moins compliquée que prévue », selon l'expert. « Le premier trimestre sera le baromètre de l'année à venir », estime-t-il auprès de l'AFP.

 

"Les transporteurs maritimes ont engrangé des bénéfices record. En 2021, le français CMA CGM, troisième transporteur mondial, a multiplié son résultat net par 10 pour atteindre l'impressionnante somme de 17,9 milliards de dollars. Le danois Maersk, deuxième transporteur mondial, a de son côté multiplié son bénéfice net par 6 en 2021 et presqu'autant en 2020 soit une quasi multiplication par 12 en deux ans", constate le site économique français.