« L'agriculture biologique, c'est un état
d'esprit » , affiche d'emblée Hugues Bergère, qui exploite en bio
180 hectares et élève environ 400 bovins sur la piste de
Saint-Elie, près de Sinnamary. Il y a un peu plus de deux ans,
Hugues, sa fille et sa femme, qui ont chacune leur propre
exploitation, ont fait le choix de se convertir à l'élevage
biologique. Désormais, leurs zébus et buffles - des races rustiques
bien adaptées à la Guyane - se sont mis au vert. Fini les
herbicides dans les champs ainsi que les médicaments allopathiques,
remplacés par l'homéopathie. La nourriture des bêtes est également
très saine : de l'herbe de la prairie, un mélange de graminées et
de légumineuses ayant pour avantage d'éviter la pousse des
mauvaises herbes, ainsi que des blocs à lécher enrichis en calcium
et sels minéraux et certifiés bio.
Ce qui fait dire à Hugues que son
exploitation est autosuffisante : « On ne donne même pas 1%
d'aliments importés à nos animaux et nous utilisons seulement 3 000
litres de carburant par an dans nos tracteurs. » Mais cette
autosuffisance est de toute façon une nécessité en élevage bovin
bio : 90% des aliments doivent provenir de l'exploitation selon le
très strict cahier des charges...
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