Trois manifestants anti-Ceog en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité
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CEOG/PROSPERITE (MISE A JOUR)

Trois manifestants anti-Ceog en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité

Gaëtan TRINGHAM, g.tringham@agmedias.fr
Une charge de la gendarmerie non loin du site de la CEOG à Mana, vendredi matin.
Une charge de la gendarmerie non loin du site de la CEOG à Mana, vendredi matin. • SAMUEL ZRALOS

Lors des manifestations anti-Ceog tendues ce 10 mars, cinq personnes avaient été placées en garde à vue. Trois d'entre eux étaient encore dans les locaux de la gendarmerie ce 12 mars et ont été présentés en CRPC.

Ce vendredi 10 mars, l'opposition entre la Ceog et les soutiens du village Kali'na de Prospérité prenait une toute nouvelle ampleur. "Tout au long de la matinée, la gendarmerie va faire usage des grenades et bombes lacrymogènes pour faire reculer les groupes de manifestants", écrivait dans son reportage notre journaliste sur place. Les échauffourées, les cris et les tensions se dispersent jusqu'à la RN1, bloquée un temps.

 

Cinq des opposants sont interpellés par les forces de l'ordre sur place. Des gardes à vue suivent pour ces derniers. La gendarmerie s'interroge sur la présence éventuelle d'armes chez eux. 

Les gardes à vue sont prolongées le temps notamment que les vidéos de la manifestations soient visionnées.

 

Hier, le 11 mars, une première personne fait l'objet d'une convocation par officier de police judiciaire (COPJ). Il est suspecté de "participation à un attroupement malgré sommation". Un deuxième manifestant est libéré sans poursuite immédiate, même s'il y a "continuation d'enquête pour ce dernier", indique la gendarmerie.

Un collaborateur de Maiouri Nature Guyane parmi les interpellés

Trois étaient encore en garde à vue ce matin, 12 mars. Ils sont présentés aujourd'hui dans le cadre de la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC)*. D'après nos éléments, ils sont au moins suspectés également de "participation à un attroupement malgré sommation." On en saura surement plus sur leur cas d'ici à la fin de journée. (VOIR MISE À JOUR FIN D'ARTICLE)

 

Manifestante interpellée sur le site de la CEOG, vendredi matin, à Mana. • SZ

On sait cependant que, parmi eux, figure un collaborateur, membre du conseil d'administration de l'association Maiouri Nature Guyane. "Nous demandons la libération, dans les plus prompts délais, de toutes les personnes interpellées, dont notre camarade Philippe L.", indiquait dans un communiqué ce matin l'association. "Les moyens déployés par les forces de l'ordre pour protéger un projet de centrale électrique, qui pourrait être implanté dans un secteur moins conflictuel, sont sans commune mesure avec la manifestation citoyenne menée sur place, où des enfants n'ont pu échapper aux gaz lacrymogènes", écrit encore la structure proactive dans la lutte contre certains projets industriels.

Philippe L, un ancien de "AmaZone à défendre", faisait déjà partie des gardés à vue de fin octobre, quand le yopoto Roland Sjabère avait été interpellé.

Le Mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale (MDES) ; Guyane écologie ; le front guyanais pour un changement statutaire ont tous déploré la situation. Jean-Victor Castor, député de la 1ʳᵉ circonscription était sur place ce matin également. 

 

Jean-Victor Castor, député, au niveau du village Prospérité, avec le yopoto Roland Sjabere dès 8 h 30 ce matin
Jean-Victor Castor, député, au niveau du village Prospérité, avec le yopoto Roland Sjabere dès 8 h 30 ce matin • DR

 

Vers 21 heures hier soir, les trois manifestants sont ressortis du tribunal du Larivot. Ils ont contesté les faits en CRPC. Ils seront ainsi convoqués à une audience au tribunal le 9 mai prochain. 

La comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, également appelée « plaider coupable », permet au procureur de la République de proposer dans le cadre d'une procédure pénale, directement et sans procès, une ou plusieurs peines à une personne qui reconnaît les faits qui lui sont reprochés

 

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