Société minière : la CCIG soutient le projet
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Société minière : la CCIG soutient le projet

T. F.
Le site minier de Rosebel, au Suriname, exploité par la société IamGold (DR)
Le site minier de Rosebel, au Suriname, exploité par la société IamGold (DR)

La Chambre de commerce et d'industrie a rendu un avis favorable au projet création d'une compagnie nationale des mines. Non sans réclamer des mesures concrètes visant à favoriser le développement des entreprises locales du secteur.

.Rodolphe Alexandre voulait connaître la position de la Chambre de commerce et d'industrie (CCIG) sur le projet de création d'une compagnie nationale des mines de France. Le président du conseil régional a été exaucé. Lundi, Jean-Paul Le Pelletier lui a adressé une lettre dans laquelle il porte la voix des élus de la chambre consulaire qui saluent « un virage important du gouvernement dans l'appréhension de l'avenir de la filière minière en Guyane » . Toutefois, le président de la CCIG souligne l'impérative nécessité de « marquer des mesures concrètes » destinées à favoriser le développement des entreprises locales du secteur.
Une requête qui porte essentiellement sur l'appui au développement des PME (petites et moyennes entreprises) et TPE (très petites entreprises) locales du secteur. Une préoccupation née du fait que la CCIG considère la future Compagnie des mines comme un « outil de contrôle et d'orientation qui s'adresse quasi exclusivement aux projets industriels existants ou à venir » , tels que ceux portés par les sociétés IamGold, Newmont et Colombus. La Chambre et son président ne sont d'ailleurs pas les premiers à qualifier de primordiale l'aide aux entreprises guyanaises.
Dans un entretien daté du 21 juillet, le sénateur Jean-Etienne Antoinette insistait quant à l'importance d'une appropriation de la Compagnie par les acteurs locaux. « C'est une opportunité qu'il faut saisir et il faut que cela se fasse dans l'intérêt de la Guyane » , déclarait ainsi l'élu kouroucien, qui fixait alors la date de création de la société aux mois d'octobre ou de novembre. Des délais qui pourraient être quelque peu rallongés.
En effet, le récent remaniement ministériel a entraîné l'éviction d'Arnaud Montebourg du gouvernement. Or, c'est le ministre du Redressement productif qui portait le projet. Un changement inattendu qui va ralentir le processus de validation du projet. Même si, comme le précisait en juillet Jean-Étienne Antoinette, « il n'est pas besoin de passer par la voie législative pour créer la société publique minière » .

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