Placé en garde à vue, Christian Épailly dénonce une cabale
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Agriculture

Placé en garde à vue, Christian Épailly dénonce une cabale

Gérôme GUITTEAU ; g.guitteau@agmedias.fr
Christian Épailly, au centre, discute, en mars 2017, avec Rodolphe Alexandre, président de la CTG à l'époque et Georges Wacapou, ancien du Moguyde.
Christian Épailly, au centre, discute, en mars 2017, avec Rodolphe Alexandre, président de la CTG à l'époque et Georges Wacapou, ancien du Moguyde. • G. GUITTEAU

Christian Épailly a répondu pendant six heures aux questions de la gendarmerie, mardi matin sur Cayenne. Trop' Violans et Olivier Goudet l'attendaient à sa sortie afin de montrer leur soutien.

Le président de la Safer (Société d'aménagement foncier et d'établissement rural) a été mis en garde à vue pendant six heures, mardi 31 mai, dans la matinée à la gendarmerie de la Madeleine, par les enquêteurs de la cellule de lutte contre le travail illégal et les fraudes.
Christian Épailly, ancien leader de la FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricole) tente d'obtenir l'agrément du ministère de l'agriculture afin de présider à la destinée de la nouvelle institution foncière agricole.
C'est une cabale. L’État ne veut pas de moi à ce poste. Ils font tout pour freiner l'installation de la Safer. L' État a trop de pouvoirs à perdre notamment dans l'attribution du foncier agricole”, suppose l’agriculteur, qui poursuit, “je n'ai pas compris les raisons de ma garde à vue. Mon avocat vous en dira plus, vendredi.
Nous écrivions dernièrement sur les soucis de Christian Épailly avec la CGSS (Caisse générale de sécurité sociale). Il doit une ardoise de 12 000 euros selon deux sources directes et une indirecte.
De plus, il est accusé d'avoir embauché de manière irrégulière un employé.
Des faits reconnus par Christian Épailly. “Pour mon employé, j'étais en train de régler la situation. Ensuite, la CGSS me reproche l'emploi de personnes à un moment où ils n'étaient plus mes salariés. Je dois de l'argent. Je le sais mais depuis deux ans j'attends l'échéancier de ma dette. Je n'ai toujours rien”, se défend le président de la Safer, élu devant l'ancienne députée, Chantal Berthelot, proche de Jean-Paul Fereira, numéro deux de la Collectivité territoriale.
La comptable de M. Épailly a été entendue pendant 5 heures. “Ils cherchaient autre chose mais je ne sais pas quoi. De toutes les façons , je n'ai rien à me reprocher. Ils peuvent chercher”, clame le producteur de fleurs.
Le Parquet n'a pas répondu à nos demandes d'informations répétées.
Une conférence de presse est prévue à 15 heures vendredi,  au siège de la Safer, en présence de maître Marcault-Derouard.