Penchard trinque à l'usine d'eau de Matiti
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes

Penchard trinque à l'usine d'eau de Matiti

T. F.

Marie-Luce Penchard a signé hier une convention pour la construction d'une usine de production d'eau potable à Matiti. (TF)

La ministre a signé hier avec le préfet et Rodolphe Alexandre une convention liée au projet de construction d'une usine de traitement, de production et d'alimentation en eau potable de la CCCL à Matiti.

« J'assume complètement le fait d'aider la CCCL » .
Lorsqu'elle est questionnée sur la provenance des financements du projet d'usine de production d'eau potable à Matiti, la ministre de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard réplique plus qu'elle ne répond. « On est au 21e siècle et il n'est pas admissible que des gens n'aient pas d'eau potable, lance-telle. Cette usine est une urgence pour la Guyane. » Hier matin, dans les salons de la préfecture, la ministre a donc parafé une convention liée au projet. Un document que le président de la Communauté des communes du centre littoral et du Conseil régional, Rodolphe Alexandre, ainsi que le préfet Daniel Ferey, ont également signé.
C'est à Matiti que doit être implantée l'unité de traitement, de production et d'alimentation en eau potable destinée à fournir les communes de la CCCL. Un projet dont le coût global s'élève à 49,5 millions d'euros. La CCCL doit endosser 49% (24,3 millions d'euros) de l'investissement, l'État 31% (15,5 millions), l'Europe 15% (7,5 millions) et le Conseil régional 4,7% (2,3 millions). « C'est un bel exemple de cofinancement qui illustre le principe de solidarité nationale, se félicite Marie-Luce Penchard. Les moyens de production en eau potable sont insuffisants et la consommation va encore augmenter dans les prochaines années. C'est donc sans hésitation que j'ai donné mon accord à ce projet. »
Une enveloppe de 12 millions d'euros, répartie sur trois ans, va être prélevée sur le budget opérationnel consacré à « l'amélioration des conditions de vie outremer » . « Il s'agit d'une station d'épuration moderne qui répond aux normes européennes, explique Rodolphe Alexandre. Les procédures sont longues et complexes et il fallait convaincre l'État d'être partenaire. »
Le fonctionnement de la structure sera le suivant : l'eau sera prélevée dans le fleuve Kourou avant d'être acheminée vers l'usine pour y être traitée. Elle abritera un stockage d'eau traitée de 2 000 mètres cubes, tandis qu'un autre réservoir de 8 000 mètres cubes doit être construit sur le mont Petit Matoury. La fin des travaux est annoncée pour le premier trimestre 2013.

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger