Orpaillage, une filière qui cherche à se terrer
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Orpaillage, une filière qui cherche à se terrer

Romain ALLIMANT (r.allimant@agmedias.fr)
Orpailleur qui abandonne la batée pour la mine.
Orpailleur qui abandonne la batée pour la mine. • EMI GUTIERREZ

De nombreux professionnels de l'orpaillage appellent à une transition de l'exploitation de l'or alluvionnaire, trouvable dans le lit des fleuves, à la recherche des gisements primaires et éluvionnaires [lire le lexique par ailleurs], bien plus profonds. C'est un changement technique, industriel et surtout culturel qui prend du temps à rentrer dans les mentalités des services étatiques mais aussi des orpailleurs eux-mêmes.

Les orpailleurs le disent à cor et à cri : les prochaines années marqueront la fin de l'exploitation de l'or alluvionnaire en Guyane. Entre les sites exploités et ceux protégés, les professionnels alertent sur la nécessité de la filière de se transformer pour survivre. Parmi eux, nombreux sont ceux qui souhaitent effectuer une transition vers la recherche des gisements primaires.

Gauthier Horth va déposer une demande pour exploiter de l'or en gisement primaire.
Gauthier Horth va déposer une demande pour exploiter de l'or en gisement primaire. • Romain Allimant

C'est le cas de Gauthier Horth qui annonce vouloir déposer prochainement «  la première demande d'exploitation souterraine à l'échelle artisanale d'un gisement d'or primaire en Guyane ». L'ancien président de la fédération des opérateurs miniers de Guyane (FedomG) a pour projet de reprendre le site de Grand-Usine, à Régina. L'endroit même où il avait bénéficié d'une ICPE...

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