« Le profit plus important que les droits
humains ? L'extraction de l'or au Burkina Faso et la responsabilité
de la Suisse. » Voici le titre complet du rapport de 52 pages
rédigé par les ONG suisses, Action de Carême et Pain pour le
prochain. Ces deux organisations catholiques se sont intéressées au
sujet car l'or extrait dans les mines concernées par leur enquête
est affiné en Suisse. Parmi ces mines, figure celle de Bissa,
exploitée par Nordgold. Le rapport pointe les conséquences
environnementales mais surtout sociales de cette mine. Un rapport
que Chantal Roy, directrice de l'environnement chez Nordgold,
conteste : « Si les allégations d'Action de Carême étaient fondées,
Nord-gold n'aurait pas eu les autorisations pour construire une
nouvelle mine au Burkina-Faso. » Une autorisation accordée en mai
dernier pour la mine de Bouly. Mais au-delà des accusations, c'est
aussi la méthodologie que conteste Chantal Roy : « Ils n'ont
interrogé que les femmes or, là-bas, les femmes sont illettrées.
»
« LEURS BESOINS NE SONT PAS PRIS EN COMPTE
»
Nous avons donc contacté Action de Carême
pour en savoir plus sur les méthodes utilisées. C'est Doro Winkler,
responsable du dossier Droits humains au sein de l'ONG et coauteur
du rapport, qui nous a répondu. Elle trouve la remarque de Chantal
Roy pour le moins déplacée et révélatrice d'une forme de mépris.
Pour la militante, qu'elles soient...
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