Les discussions se poursuivent, entre la France et le Suriname, pour remplacer le bac « La Gabrielle » entre Saint-Laurent et Albina (photo d'archives)
Un conseil du fleuve s'est déroulé il y a quinze jours, à Moengo. Il a de nouveau été question du transport entre la Guyane et le Suriname.
Le projet de nouveau bac entre la Guyane et le Suriname reste sensible. Après le projet surinamien qui n'a jamais vu le jour, un projet est désormais porté par la partie française. Il en a de nouveau été question, il y a quinze jours, lors d'un conseil du fleuve qui s'est tenu à Moengo, la ville minière (bauxite) située à trente minutes d'Albina.
La séance s'est tenue à huis clos : la partie surinam ne voulait pas laisser sortir quelques informations jugées sensibles. À la sortie, Didier Bernard, sous-préfet de Saint-Laurent, a fait savoir que les discussions avaient porté sur les projets d'actions et de coopération comme les aménagements portuaires et l'accostage du bac sur les deux rives du Maroni.
Deux jours plus tôt, les représentants des services maritimes du gouvernement surinamais avaient présenté, à Paramaribo, leur projet d'aménagement portuaire à Albina. Son coût s'élève à 1,4 million d'euros. Le but est de fluidifier le flux des pirogues et d'augmenter le commerce et le tourisme dans la région.
« Ce que souhaitent les Surinamais, c'est d'avoir accès au marché guyanais [...] Mais il faut le faire dans le respect des règles et des normes qui sont celles de nos pays intégrés à l'Union européenne » , souligne Didier Bernard. Des contraintes qui provoquent les critiques de nos voisins. « La partie Surinamaise, tout au moins la chambre de commerce, fait ressortir que depuis dix ans on travaille sur ce point sans qu'il n'y ait de solution [...] Ce qui est certain, c'est que l'arrivée du nouveau bac amène justement de nouvelles négociations dans ce domaine. »
La partie guyanaise n'oublie pas pour autant qu'elle pourrait y trouver son compte. Le transit des conteneurs par le port de Paramaribo pourrait être de nature à faire baisser les prix à la consommation. C'est une des raisons qui fait que la France financera à 75% l'achat du nouveau bac, qui sera construit au Suriname.
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