Au moins 400 personnes étaient réunies
samedi sur l'ouvrage qui enjambe l'Oyapock pour son inauguration.
La cérémonie a débuté par les hymnes nationaux, joués par une école
de musique de l'Amapá. D'abord le brésilien, longuement et
patriotiquement chanté ; puis le français, dans une version
beaucoup plus courte et aux paroles à peine prononcées dans
certaines bouches. Le traditionnel coupé de ruban a suivi. Sous le
même petit chapiteau encerclé par la foule qui, en plus de se
bousculer pour les images, s'est bousculée pour un morceau de
ruban. Tout le monde réclamait son souvenir. Main dans la main,
tous les officiels ont ensuite avancé jusqu'au côté français,
sourire aux lèvres, avant d'attaquer la (très longue) séance de
discours. Avec une traduction partielle et compliquée, chaque élu a
insisté à tour de rôle sur l'amitié franco-brésilienne et le
caractère historique de la journée. Certains se sont prêtés au jeu
du bilinguisme, glissant leur petite réplique en portugais ou
français.
« LE DÉVELOPPEMENT DE LA GUYANE SE FERA À
L'EST »
Antônio Waldez Góes da Silva, gouverneur de
l'Amapá, a voulu rassurer la France sur l'avancée des
infrastructures brésiliennes : « Il ne manquera pas de recours pour
conclure notre poste de douane. Nous nous attaquons aussi à la BR
156 (lire ci-contre). » Il a notamment indiqué que la
prochaine commission mixte transfrontalière, débattra du nom du
pont.
Se disant « muito feliz de estar a
qui (très heureux d'être ici, ndlr) » , le président de la CTG
a souhaité que ce pont développe la fraternité, l'amitié, les
échanges culturels et économiques. « Le développement de la Guyane
se fera non pas à Cayenne mais à l'Ouest et à l'Est » , a complété
Georges Elfort, invitant...
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