L'inauguration du pont en cinq actes

L'inauguration du pont en cinq actes

R.F.
La marche des officiels sur le pont, main dans la main (RF)
La marche des officiels sur le pont, main dans la main (RF)

Samedi 18 mars 2017, midi. La très annoncée inauguration du pont sur l'Oyapock s'est déroulée, autour d'officiels des deux pays (surtout brésiliens : 18 0 personnes) ; sous les objectifs et caméras de près de 80 journalistes (55 rien que pour le Brésil) ; sous la surveillance d'un important dispositif policier des deux rives et sous les yeux de quelques civils.

Au moins 400 personnes étaient réunies samedi sur l'ouvrage qui enjambe l'Oyapock pour son inauguration. La cérémonie a débuté par les hymnes nationaux, joués par une école de musique de l'Amapá. D'abord le brésilien, longuement et patriotiquement chanté ; puis le français, dans une version beaucoup plus courte et aux paroles à peine prononcées dans certaines bouches. Le traditionnel coupé de ruban a suivi. Sous le même petit chapiteau encerclé par la foule qui, en plus de se bousculer pour les images, s'est bousculée pour un morceau de ruban. Tout le monde réclamait son souvenir. Main dans la main, tous les officiels ont ensuite avancé jusqu'au côté français, sourire aux lèvres, avant d'attaquer la (très longue) séance de discours. Avec une traduction partielle et compliquée, chaque élu a insisté à tour de rôle sur l'amitié franco-brésilienne et le caractère historique de la journée. Certains se sont prêtés au jeu du bilinguisme, glissant leur petite réplique en portugais ou français.
« LE DÉVELOPPEMENT DE LA GUYANE SE FERA À L'EST »
Antônio Waldez Góes da Silva, gouverneur de l'Amapá, a voulu rassurer la France sur l'avancée des infrastructures brésiliennes : « Il ne manquera pas de recours pour conclure notre poste de douane. Nous nous attaquons aussi à la BR 156 (lire ci-contre). » Il a notamment indiqué que la prochaine commission mixte transfrontalière, débattra du nom du pont.
Se disant « muito feliz de estar a qui (très heureux d'être ici, ndlr) » , le président de la CTG a souhaité que ce pont développe la fraternité, l'amitié, les échanges culturels et économiques. « Le développement de la Guyane se fera non pas à Cayenne mais à l'Ouest et à l'Est » , a complété Georges Elfort, invitant...

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger