Les pompistes sont-ils menacés ?
Le métier de pompiste est une rareté qui fait de la Guyane l'un des derniers endroits où cette profession persiste. Les gérants se battent actuellement pour préserver cette tradition et assurer leur pérennité en augmentant leur marge.
Est-ce qu'un Guyanais sait se servir de l'essence ? Un geste commun dans l'Hexagone qui rebute le conducteur d'ici parce qu'il est habitué à se faire servir. C'est presque entré dans les mœurs. Les pompistes font partie de notre vie quotidienne, permettent de créer de la proximité avec les clients et de promouvoir de l'emploi facilement accessible.
Pourtant, au vu de la difficulté que rencontrent les gérants de station, il va peut-être falloir apprendre à manier la pompe.
Les 8, 17 et 31 janvier derniers, les gérants de stations du département ont baissé leurs rideaux pour réclamer à l'État une revalorisation de leur marge, inchangée depuis 11 ans.
En effet, malgré une augmentation du Smic (salaire minimum de croissance) et l'évolution des charges, la marge demeure figée, mettant, selon eux, la stabilité des effectifs en péril.
« Cet appel est directement lié à notre volonté de maintenir les emplois dans nos entreprises. En effet, une marge inchangée depuis si longtemps met en péril la stabilité de nos effectifs, et c'est pourquoi il est impératif de revoir cette situation, » expliquait dans nos colonnes Lydia Chand, présidente du groupement des gérants de stations-services de Guyane.
« Pas bon pour la santé »
Thierry, 34 ans, travaille dans une station de Cayenne depuis 2008. À raison de sept heures par jour, six jours sur sept. Payé au Smic depuis 15 ans, sans réelle évolution possible, il souhaite aujourd'hui changer de secteur d'activité. « C'est un bon petit métier, on est au contact des clients tous les jours, mais ce n'est pas bon pour la santé d'y rester trop longtemps... ». Thierry a aujourd'hui des problèmes...

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