Comment en êtes-vous venu à fonder
l'association Lavi Danbwa, qui cherche à valoriser la culture
bushinenge ?
C'est une longue histoire... Depuis mon
plus jeune âge, j'ai eu des contacts avec la société bushi kondé
sama (bushinenge, ndlr) à Saint-Laurent du Maroni, en particulier
avec la société aluku. Dans les années 1950, elle était installée à
la Roche bleue. Des Bushi kondé sama travaillaient chez mon
grand-père, M. Long. On m'emmenait dans le village, j'ai vécu dans
cette ambiance. J'ai entendu les premiers sons à l'âge de 5-6
ans.
J'ai par la suite connu de grands moments
de musique et de chants, notamment lors de remontées de rivières et
de fleuves, dans la vallée du Maroni et sur le Lawa. J'ai été très
marqué, émerveillé même, par une grande cérémonie à l'occasion d'un
brokodé (veillée mortuaire, ndlr). J'étais accompagné de ma
femme Annie Tingo, qui est aluku. Elle m'a expliqué...
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