Les gérants de stations montrent les muscles
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Les gérants de stations montrent les muscles

Kerwin ALCIDE
Les gérants ont décidé de fermer boutique pendant 24 heures aujourd'hui, ce qui a provoqué une affluence dans les stations hier (PR)
Les gérants ont décidé de fermer boutique pendant 24 heures aujourd'hui, ce qui a provoqué une affluence dans les stations hier (PR)

Une démonstration de force, c'est ce que les gérants des stations-service des Antilles, de la Guyane et de La Réunion ont prévu de faire aujourd'hui en fermant boutique pour 24 heures. Un geste qui intervient à trois jours de l'arrivée de Hollande et Lurel.

Voilà la Guyane projetée sept mois en arrière. Avant même que les gérants de stations-service fassent une annonce officielle, les pompes ont été prises d'assaut par des centaines d'automobilistes hier, comme lors de la « grève perlée » de mai et juin derniers. Un mouvement qui avait duré sept semaines. À l'époque, les gérants demandaient l'augmentation de leur marge. Aujourd'hui, ils souhaitent plus de concertation avant l'application en janvier du décret sur la composition des prix à la pompe. Les gérants antillo-guyanais et réunionnais, soumis aux prix administrés, craignent que ce décret soit en leur défaveur. Car si le gouvernement tente de réglementer les bénéfices des pétroliers par le biais de ce décret, ces derniers n'ont pas caché leur intention de « pijé » les autres partenaires de la chaîne, c'est-à-dire les gérants. Ces derniers apparaissent aujourd'hui comme étant les bras armés des pétroliers. « Ils n'ont pas de moyen de pression donc ils soutiennent notre mouvement » , explique un gérant. Il estime qu'aujourd'hui la profession est prise en otage entre le gouvernement et les pétroliers qui menacent de reprendre en gérance les stations-service. D'ailleurs, dès janvier, cinq stations seront en gérance directe.
Quoi qu'il en soit, le mouvement d'aujourd'hui vise à démontrer au gouvernement le pouvoir de mobilisation - ou de nuisance, c'est selon - de l'intersyndicale sur l'ensemble des quatre Dom. Après cette démonstration de force, les stations seront ouvertes dès demain matin. Et après ? Les gérants, qui ne se considèrent pas comme des va-t-en-guerre, ne veulent pas fermer à tout prix leurs entreprises. Et réclament toujours une « large concertation » afin de « dire les problèmes » de ce décret, explique Patrick Collé, président de l'intersyndicale. Il estime que la profession serait dans une situation « surréaliste » si Victorin Lurel refusait cette concertation. Le ministre des Outre-mer arrive vendredi, avec François Hollande. « Nous ne demandons rien d'extraordinaire » , explique le représentant des gérants, considérant néanmoins que le décret « ne permettra pas aux prix de baisser » .

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