Les déchets d'Albina 2 inquiètent le capitaine Apodo
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MARIPASOULA

Les déchets d'Albina 2 inquiètent le capitaine Apodo

Pierre-Yves CARLIER / Jean-Vincent BERTAUD
Les déchets s'accumulent derrière les commerces d'Albina 2, face à Maripasoula (JVB)
Les déchets s'accumulent derrière les commerces d'Albina 2, face à Maripasoula (JVB)

Apodo Blakaman et Rémi Bagadi se sont rendus derrière les commerces d'Albina 2. La quantité de poubelles qu'ils y ont trouvée est édifiante.

« Il y a peut-être l'équivalent de cent, cent cinquante camions de déchets qui se déverse dans le fleuve. C'est immense, énorme. Ça monte a trois, quatre mètres de haut. » Rémi Bagadi, professeur de boxe à Maripasoula, est encore édifié par ce qu'il a découvert de l'autre côté du fleuve, derrière les commerces où les Maripasouliens ont pris l'habitude d'aller faire leurs courses.
Le 21 février, il s'est rendu sur place avec le capitaine Apodo Blakaman. Ce qu'ils ont trouvé : sacs plastique, bouteilles de verre, canettes, couches de bébé, batteries de bateau et de moto, huile pour moteur. Les toilettes déversent leurs eaux dans le fleuve. Rémi Bagadi et le chef coutumier ont tenté d'alerter les autorités surinamiennes : « Nous essayons de faire venir le ministre de l'Aménagement en face, pour qu'il se rende compte de ce qui s'y passe » , poursuit Rémi Bagadi. Ils ont aussi sollicité les gendarmes. Enfin, ils attendent le résultat des élections municipales pour travailler avec les autorités de la commune : « On attend de voir qui sera le maire en place, pour parler de ça et lutter contre. »
Du côté des commerçants, on voit d'un mauvais oeil cet activisme, semble-t-il. « Nous avons dû nous faire accompagner de deux gars, deux Brésiliens, parce qu'il y avait des menaces. Un des gars qui nous a alertés a été chassé d'en face. »
Demain, le capitaine Apodo et Rémi Bagadi vont monter en pays amérindien. Cette fois-ci, il sera question de l'orpaillage clandestin.
Pour Rémi Bagadi, les deux affaires sont liées : « C'est pratique d'avoir ces commerces en face de Maripasoula. Mais la richesse part là-bas et ce sont ces commerçants qui transportent vers les sites d'orpaillage. »

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