C'est un sujet sensible, complexe, auquel
les magistrats de la Cour des comptes s'attaquent dans leur rapport
annuel publié hier : la surrémunération des fonctionnaires en
Outre-mer. Un régime « à bout de souffle » , qu'il est
indispensable de réformer, estiment-ils.
La Cour des comptes pose tout d'abord la
question de la pertinence et de l'efficacité de ce système. Les 40%
serviraient à compenser le différentiel du coût de la vie avec la
métropole ? La Cour des comptes indique que les écarts de prix
entre la France hexagonale et la Guyane sont de 13% (19,6% si les
familles métropolitaines conservent leurs habitudes de
consommation) (1). Les 40% serviraient à compenser l'éloignement
physique avec la famille et l'entourage restés en métropole ? La
Cour des comptes rétorque qu'on en est plus au temps des longs
voyages en bateau, et que les nouvelles technologies permettent de
réduire « le sentiment d'isolement » .
Les 40%, enfin, permettraient d'assurer
l'attractivité des postes en Outre-mer ? Là encore, la Cour des
comptes nuance : si une mesure financière incitative est
effectivement nécessaire pour les communes isolées de Guyane, ce
n'est pas vrai partout. De même, les postes de catégorie B et C ne
souffrent pas de déficit d'attractivité,...
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