Le préfet sur le site de Rosebel, au Suriname (DR)
Une délégation de la préfecture a visité la semaine dernière les sites de Rosebel et Merian, exploités au Suriname par IamGold et Newmont. L'objectif était de prendre la mesure des retombées environnementales et économiques.
Les projets miniers de grande ampleur en Guyane sont en attente. En revanche, au Suriname, l'exploitation de masse sur de gigantesques sites par des multinationales spécialisées dans l'extraction de minerais est une pratique en vigueur depuis de nombreuses années. Une réalité dont le préfet de Guyane, Éric Spitz, a voulu s'imprégner la semaine dernière, à l'occasion d'une visite organisée sur deux sites.
Le premier, Rosebel, est exploité depuis dix ans par la société IAM Gold. Il s'apparente à une vaste mine d'or à ciel ouvert qui comprend sept fosses, dont cinq en cours d'exploitation. Selon les données fournies par la compagnie minière, 1 500 personnes - majoritairement des Surinamais - y travaillent. Parallèlement, près de 5 000 emplois indirects auraient été créés.
Pour l'État, les retombées financières ont avoisiné les 330 millions d'euros en 2013. « L'impact est très positif pour l'économie » , constate le préfet qui a pu assister à une levée de près de 400 kilos d'or lors de sa visite. Sur l'aspect écologique, la présentation de photographies d'un site revégétalisé en Indonésie (Mesel) a contribué à rassurer le représentant de l'État.
CRÉATION DE 2 500 EMPLOIS À LA FRONTIÈRE GUYANAISE
Le deuxième site, Merian, situé à vingt-cinq minutes d'Apatou, sur la rive surinamaise, n'est pas encore exploité par la société Newmont. Celle-ci vient toutefois d'obtenir les autorisations nécessaires. « Un million de dollars par jour va être investi sur ce site, explique le préfet. À terme, 2 500 personnes vont y travailler. » Éric Spitz entend « provoquer des réunions » pour tenter d'établir un partenariat profitable à la Guyane. En attendant de voir se « débloquer » les dossiers miniers guyanais, comme celui de Colombus Gold.
Pour l'heure, le remaniement ministériel et le départ d'Arnaud Montebourg retardent les prises de décision.
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