Le nombre de prêts immobiliers en chute libre
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ÉCONOMIE

Le nombre de prêts immobiliers en chute libre

Marlène CLÉOMA, m.cleoma@agmedias.fr
Face à l’inflation, les banques accordent de moins en moins de prêts immobiliers, encore moins qu’au début du coronavirus en 2020.
Face à l’inflation, les banques accordent de moins en moins de prêts immobiliers, encore moins qu’au début du coronavirus en 2020. • ©SHUTTERSTOCK

Les courtiers sont alarmés, les ménages désespérés, les banques gênées... En cause le taux d’usure, devenu depuis janvier le principal motif de refus de prêt bancaire. Décryptage.

A respectivement 33 et 36 ans, Anaëlle* et Gaël* espéraient devenir propriétaires. Anaëlle travaille au Centre Hospitalier de Cayenne et Gaël est salarié d’une entreprise de plus de 100 personnes avec les avantages qui vont avec, dont le 13e mois etc. Avec 6 000 euros nets de revenus à deux par mois et deux enfants à charge, ce couple marié aurait pu accéder à un crédit il y a un an de cela, avec 25 000 euros d’apport pour un projet à 250 000 euros. Tout comme ce couple, Juliette* a elle aussi essuyé un refus. Avec un salaire mensuel net de 2 500 euros, un enfant à charge et aucun prêt en cours, la jeune femme prospecte : sa conseillère immobilière lui garantit qu’elle pourrait prétendre à un prêt de 185 000 euros avec un apport de 15 000 euros pour un projet de 195 000 euros. Son dossier aurait pu passer à la banque il y a encore un an selon les courtiers.