« L’aéroport ne peut pas être privatisé »
Après le refus de la demande de prorogation de la concession aéroportuaire de la CCI en janvier et face au mutisme du gouvernement depuis, toutes les hypothèses restent possibles concernant l’avenir de Félix-Éboué, y compris une privatisation. Pour son gestionnaire actuel, cette solution n’est pas envisageable.
Le duel entre l’état et la chambre de commerce et de l’industrie (CCIG) concernant l’avenir de l’aéroport Félix-Éboué entre dans une nouvelle phase. Plus de 24 millions d’euros doivent être investis pour mener des travaux de mise en conformité de l’infrastructure (lire notre édition du 16 mai). Afin de financer l’intégralité de ces travaux et de les amortir, la CCIG exige que l’État accepte de renouveler pour cinq ans sa concession aéroportuaire, qui se termine en 2022. Après un premier refus en janvier, le gouvernement devait à nouveau rendre une réponse à la CCIG avant fin mai. Il est resté muet depuis.
Félix-Éboué constitue un monopole de fait
Bien que le gouvernement n’ait pas explicitement dévoilé ses intentions concernant l’avenir de l’aéroport, l’hypothèse d’une privatisation n’est pas à écarter. Pour son directeur, Olivier Taoumi, elle ne semble en revanche pas pouvoir s’imposer. Il s’appuie pour cela sur une décision rendue le 16 mai par le Conseil constitutionnel sur la loi Pacte et en particulier sur la privatisation d’Aéroport de Paris (ADP).
Le Conseil constitutionnel, saisi le 16 avril par plusieurs députés, juge qu’ADP n’est pas un monopole de fait ou un service public national...

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