La SARA "consternée" par le rapport de l'Inspection générale des finances
Dans un communiqué, publié le dimanche 8 août, la SARA réagit au rapport accablant de l'IGF, qui impute le prix des carburants et du gaz dans les départements français d'Amérique à l'activité de raffinage de la société.
La Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles (SARA) "prend acte avec consternation" de la publication récente du rapport de l'Inspection générale des finances (IGF).
Dans un communiqué, publié le dimanche 8 août, la SARA réagit au rapport accablant de l'IGF, qui impute le prix des carburants et du gaz dans les départements français d'Amérique à l'activité de raffinage de la société. Il va jusqu'à préconiser d'y mettre fin, pour gagner à minima 14 centimes d'euros par litre.
"Des conclusions pour le moins hâtives et des recommandations non justifiées", dénonce la SARA qui s'inquiète d'une publication "soudaine", "dans un contexte social particulier", faisant référence au mouvement contre la vie chère qui prend de l'ampleur.
Selon le rapport de l'IGF, ces surcoûts s'expliquent par la structure du secteur des carburants dans les territoires cités où la part des produits importés dépasse désormais celle des produits raffinés localement. A propos des 14 centimes à gagner, la SARA regrette n'avoir pu "obtenir les données pouvant justifier ce chiffre, ni engager aucune discussion contradictoire."
Surtout, elle regrette "la catastrophe économique majeure" qu'une fermeture de la raffinerie serait pour la Guyane, la Guadeloupe et la Martinique. "Cet outil industriel, composé de terminaux de stockage et d’une raffinerie, est vital pour la stabilité de nos économies et la transition énergétique. La destruction de la SARA mettrait en péril plus de 700 foyers, et conduirait au démantèlement d’une filière entière."
"Contrairement à la vision technocratique du rapport, la SARA n’est pas qu’un simple raffineur. Depuis des décennies, elle garantit la sécurité et la continuité de l’approvisionnement énergétique de nos régions, même dans les pires crises mondiales. Aujourd’hui, démanteler cet outil industriel stratégique exposerait les territoires à des risques énergétiques démesurés et compromettrait des années d'efforts pour développer une industrie durable", conclut le communiqué.

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