La reprise d'activité d'Air Antilles marquée par une forte incertitude
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La reprise d'activité d'Air Antilles marquée par une forte incertitude

Par Marie VANDEWOESTYNE m.vandewoestyne@agmedias.fr
Sans l'obtention de toutes les autorisations, la reprise reste incertaine.
Sans l'obtention de toutes les autorisations, la reprise reste incertaine. • PHOTO SHUTTERSTOCK

Les avions de la compagnie Air Antilles, devenue la société d'économie mixte SEM Antilles, ne reprendront pas les airs de si tôt. Le processus de demandes d'autorisations se poursuit, le redémarrage prévisionnel est prévu au 1er mars, cependant les inquiétudes sont toujours vives du côté des salariés et des questions restent en suspens.

Une rencontre entre les nouveaux actionnaires d'Air Antilles et les salariés repris après la liquidation judiciaire du groupe Caire, s'était tenue le mercredi 20 décembre à Dothémare aux Abymes. Louis Mussington, président de la Collectivité de Saint-Martin et le président directeur général d'Air Antilles, Jérôme Arnaud, avaient voulu rassurer les salariés. Cependant, les inconnues sont encore nombreuses dans ce dossier complexe.

Sous réserve des autorisations

Cette rencontre, menée par Jérôme Arnaud, a permis d'exposer les projections pour un démarrage de l'activité commerciale de SEM Antilles au 1er mars. Ce redémarrage est toutefois conditionné à l'obtention de plusieurs autorisations : 

D'un côté un volet opérationnel (comprenant le certificat de transporteurs aérien avec un audit de conformité qui validera le bon respect de la règlementation), et un volet économique avec l'obtention de la licence de transporteur aérien qui garantie qu'il y ait bien 3 mois d'exploitation garantie en cash.

Et de l'autre côté, un pan maintenance : nécessité d'une autorisation liée aux opérations de maintenance (mécanicien, manuel d'entretien, interventions sur l'avion etc) ainsi que le suivi de navigabilité des avions (garant du respect règlementaire des avions).

 

On est suspendu aux lèvres de l'autorité de l'aviation civile", déplore Brieuc Hardy, porte-parole des employés affiliés au SNPL.

 

 

Brieuc Hardy, porte-parole des employés affiliés au SNPL.
Brieuc Hardy, porte-parole des employés affiliés au SNPL. • Priscilla Romain

 

 

 

La société doit notamment obtenir le PART 145 : cet agrément qui atteste que l'organisme agréé est en mesure d'entretenir l'aéronef pour lequel il est agréé, doit être obtenu.

De nombreux cadres démissionnaires

Au sein de l'organisation de la compagnie 80% des salariés sont des opérateurs, la question des cadres quand à elle est plus délicate.

 

"Le côté maintenance va être le côté le plus difficile de cette reprise", explique Brieuc Hardy. En effet, plusieurs cadres responsables en charge de suivre ces demandes d'autorisations sont démissionnaires (M. Guiat, M. Petit Joivet, M. Bégue notamment). L'aviation civile ne délivrera les autorisations que si elle a pleinement confiance. Il faut faudra pour cela que l'entreprise embauche des cadres qualifiés : sur le volet maintenance il est compliqué de demander des autorisations en ayant des responsables démissionnaires", explique Brieux Hardy.

 

Ces postes à haute technicité sont difficiles à recruter et ce manque de personnel pourrait être un élément retardant dans le dossier. Et puis d'autres questions restent en suspens, telles que l'état réél de la flotte et la manière dont la reprise pourra être financée.

 

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