La question est éminemment politique,
pourtant ce sont les industriels guyanais qui en parlent le mieux.
Et le plus. « Le marché unique introduit une concurrence qui n'est
pas acceptable à terme » , indique Jean-Paul Le Pelletier. Il tient
à rappeler que la Chambre de commerce qu'il préside s'est toujours
montrée très hostile à l'intégration de la Guyane au marché unique
antillais. Car au départ, en 1994, ce marché se résumait à la
Guadeloupe et à la Martinique sur une base de complémentarité de la
production locale. Une complémentarité rendue difficile avec la
Guyane notamment en raison de l'éloignement mais aussi de la
faiblesse du secteur productif.
Ce n'est qu'en 2004 que la Guyane a été
intégrée « de fait » dans cette zone de libre circulation. Le
marché unique repose sur un fait primordial : les produits en
provenance de l'une de ces régions et à destination des autres ne
sont pas touchés par l'octroi de mer.
Sauf que les Antilles aujourd'hui sont
beaucoup mieux structurées industriellement que la Guyane, explique
Joëlle Prévôt-Madère, présidente de la CGPME. Et ces îles se
trouvent « dans une dynamique d'exportation » . «...
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters