La FRBTP Guyane interpelle l'État sur la détresse des chefs d'entreprise
La Fédération Régionale du Bâtiment et des Travaux Publics de Guyane (FRBTP) dénonce un système dans lequel « la procédure prime sur l'humain »
Franck Lebacq, entrepreneur du BTP guyanais, s'est donné la mort dans les locaux de l'entreprise qui l'employait, deux semaines après une visite d'huissier. Son entreprise, GMTS, avait été liquidée en 2024. Il s'était alors remis au travail comme salarié.
Dans un communiqué publié le 5 juin, la Fédération Régionale du Bâtiment et des Travaux Publics de Guyane (FRBTP) dénonce un système dans lequel « la procédure prime sur l'humain » et appelle l'État, les services fiscaux, les organismes sociaux et les tribunaux de commerce à répondre. « La froideur administrative tue », écrit la fédération.
La FRBTP réclame la mise en place d'un dispositif d'accompagnement pour les dirigeants en procédure collective, ainsi qu'une table ronde d'urgence sur l'état du secteur BTP en Guyane, qu'elle qualifie de « crise ».
« Franck Lebacq ne doit pas être une statistique de plus », conclut le président de la fédération, qui adresse ses condoléances à la famille et aux proches du défunt.
1 500 entreprises ont été convoquées par le tribunal de commerce, les défaillances d'entreprises battent des records en même temps que la commande publique (80 à 90 % du CA dans le BTP) bat de l'aile.
Dernièrement un électricien non-payé après un chantier, a été neutralisé d'un tir dans la jambe alors qu'il s'en prenait au bâtiment dans lequel il avait travaillé.

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