La FEDOMG alerte le ministère de l’Intérieur sur la menace de l’orpaillage illégal
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ORPAILLAGE

La FEDOMG alerte le ministère de l’Intérieur sur la menace de l’orpaillage illégal

Romain ALLIMANT
Lundi 13 mai, la FEDOMG a tenu une conférence de presse à Cayenne.
Lundi 13 mai, la FEDOMG a tenu une conférence de presse à Cayenne. • RA

Par la voix de son nouveau président, José Mariema, la Fédération des Orpailleurs Miniers de Guyane (FEDOMG), a adressé un courrier cette semaine au ministère de l’Intérieur pour demander des « mesures drastiques » dans la lutte contre l’orpaillage illégal.

Les orpailleurs guyanais tirent la sonnette d’alarme sur l’insécurité en forêt, où « plus de 10 000 orpailleurs sévissent en toute impunité », selon leurs informations. Depuis le début de l’année, quatre « prises d’otage » de mines légales ont été recensées par la Fédération des Orpailleurs Miniers de Guyane (FEDOMG), qui a adressé un courrier cette semaine au ministère de l'Intérieur, pour alerter sur la situation.


« L’État français a perdu le contrôle sur tout un pan du territoire », s’insurge Christian Pernaut, président de la société d’orpaillage Sial. « Des bandes armées contrôlent le bassin versant de la Mana », avance le chef d’entreprise dont deux sites ont été braqués jeudi 9 mai, au niveau de la Crique Serpent, à Saint-Laurent du Maroni. Parmi les 17 employés présents ce jour-ci, aucun blessé n'est à déplorer, mais plusieurs d'entre eux sont en état de choc.

Pour la FEDOMG, réunie en conférence de presse lundi 13 mai à Cayenne, les garimpeiros collaborent avec des bandes armées, en leur fournissant des informations et un soutien logistique. Des preuves formelles de ces accusations doivent encore être fournies par la fédération. « On ne parle plus de petits braqueurs à la sauvette, mais de véritables groupes organisés », avance José Mariema, nouveau président de la FEDOMG.

 

 


Actions concrètes demandées


Afin d'endiguer cette menace, les orpailleurs demandent à être inclus dans la lutte contre l’orpaillage illégal. « Nous avons monté une équipe de guerre, composée de chefs d’entreprises guyanais, pour faire fuir les clandestins », tonne José Mariema.

Pour cela, ils demandent à être installés sur les sites d’orpaillage illégal repris par l’armée. Leur stratégie est « d’épuiser la ressource », en échange de « garanties de sécurité », pour éviter que les garimpeiros ne reviennent. En avançant petit à petit, en premier lieu sur les secteurs proches des habitations, les représentants de la FEDOMG affirment pouvoir lutter progressivement contre l’installation d’orpailleurs illégaux.

Cette stratégie, qui semble correspondre à la volonté du gouvernement et de la préfecture, doit être entérinée dans un décret, encore en consultation, qui doit être promulgué d’ici juillet 2024.

De leurs côtés, plusieurs organisations comme la WWF et le Parc Amazonien, consultées par France-Guyane lors de notre dossier de décembre sur l’orpaillage, préconisent plutôt d’orienter la lutte contre l’orpaillage illégal vers la fermeture des comptoirs dans lesquels les clandestins se ravitaillent. Plus d’une centaine de ces magasins ont été recensés sur le long du Maroni, du côté surinamais.

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