La crise du manque d'inspecteurs se poursuit : les candidats au permis attendent jusqu'à six mois en Guyane
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La crise du manque d'inspecteurs se poursuit : les candidats au permis attendent jusqu'à six mois en Guyane

Gaëtan TRINGHAM, g.tringham@agmedias.fr
Les auto-écoles se joignent au mouvement national qui demande le recrutement de près
Les auto-écoles se joignent au mouvement national qui demande le recrutement de près • G.T.

Les moniteurs d'auto-écoles en Guyane se joignent à un mouvement national

Les moniteurs d'auto-école de Guyane se joignent, ce 29 septembre, à un mouvement national qui déplore le manque d'inspecteurs du permis de conduire. Réunis devant le centre d'examen du permis B, à Cayenne, ils brandissent des affiches : "Sans permis, pas de mobilité" ; "Les auto-écoles forment, l'État doit faire passer les examens !", peut-on y lire. 

Sur les sept postes d'instructeurs existants sur le territoire, seules trois personnes sont sur le terrain pour faire passer le permis aux futurs conducteurs. 

Jusqu'à 6 mois d'attente pour passer le permis

La situation est pénalisante pour les apprentis : "Pour passer l'examen, il y a une attente de trois à quatre mois, voire six mois à certaines périodes de l'année", signale Sylvie Keterrer, présidente de Mobilians Education Sécurité Routière Guyane. "Les jeunes doivent donc prendre davantage de leçons pour rester au niveau. Faute de moyens, certains arrêtent de conduire... Puis, parfois, on nous donne des places supplémentaires et le temps de reprendre quelques heures, le niveau est devenu insuffisant. La gestion d'ensemble est difficile." 

Les auto-écoles se joignent au mouvement national qui demande le recrutement de près de 150 inspecteurs du permis de conduire
Les auto-écoles se joignent au mouvement national qui demande le recrutement de près de 150 inspecteurs du permis de conduire • G.T.

Ce n'est pas la première fois, au cours des derniers mois, que les auto-écoles signalent ces difficultés. Après une manifestation en juin, les services de l'État avaient augmenté le nombre de places d'examen pour les mois de juillet et août. Des moniteurs de Martinique et de Guadeloupe étaient alors venus en renfort quelques jours. Pas de remplacement pérenne donc : "Ce qui bloque, c'est que l'on n'a pas une vision à long terme sur les effectifs d'inspecteurs. Les moniteurs sont les premiers interlocuteurs des élèves. Des fois, on n'a pas de réponses concrètes à leur apporter donc ça peut générer des conflits et des tensions", insiste Sylvie Keterrer.

150 inspecteurs demandés au niveau national 

Nathalie Harrow, monitrice et représentante syndicale Unic ajoute : "On attend que des fonctionnaires puissent passer le concours d'instructeur et rester localement. Souvent les personnes viennent puis repartent et à chaque fois, on se retrouve dans cette même situation."

Au niveau local, les auto-écoles demandent aussi une meilleure gestion de l'ANTS (Agence nationale des titres sécurisés), pour lequel les délais de traitement seraient particulièrement longs et pénaliseraient aussi les usagers. 

150 nouveaux inspecteurs sont demandés au niveau national.

Les auto-écoles se joignent au mouvement national qui demande le recrutement de près
Les auto-écoles se joignent au mouvement national qui demande le recrutement de près • G.T.

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