Les procédures d'attribution des fréquences 4G, en raison d'un nouveau report, ne devraient pas avoir lieu avant juin l'année prochaine. Il faudra donc attendre la rentrée 2015 pour surfer à grande vitesse, dans le meilleur des cas.
Depuis la dernière sortie ministérielle sur l'arrivée de la 4G en Outre-mer, le silence radio s'est imposé. Pourtant, les informations les plus contradictoires circulent dans ce dossier. Selon des spécialistes proches du dossier, la 4G tant attendue en Outre-mer ne devra être disponible avant un an... au mieux.
Alors que Victorin Lurel, l'ancien ministre des Outre-mer, voulait que ça aille vite, le dossier semble ralentir inexorablement. Après une enquête auprès des opérateurs implantés en Outre-mer, les ministères des Outre-mer, de l'Économie et le secrétariat d'État au Numérique avaient envisagé de lancer la procédure d'attribution des autorisations avant juin dernier. Rien n'a été fait.
APPEL À CANDIDATURES D'ICI LA FIN DE L'ANNÉE
À la rentrée, dans un autre communiqué signé notamment d'Emmanuel Macron qui a remplacé Arnaud Montebourg à l'Économie, les membres du gouvernement ont évoqué le « projet de cahier des charges afin de procéder, d'ici la fin de l'année, au lancement de l'appel à candidatures » .
Pourtant, quelques jours plus tard, à l'occasion d'une réunion parisienne avec l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), la date de juin 2015 a été avancée suite à un nouveau report. Elle n'a pas été confirmée par le ministère des Outre-mer. En tout cas, avec ce nouveau report, l'arrivée de la 4G ne se fera pas avant au moins neuf mois, le temps que les opérateurs fassent la migration entre le système actuel et le prochain.
Par ailleurs, l'Arcep s'est penchée sur les fréquences délivrées en Guyane et aux Antilles pour la 2G et la 3G. Lors de l'appel à candidatures en 2008, quatre opérateurs avaient été retenus mais seulement trois d'entre eux (Digicel, Orange et Only) fournissent des services mobiles.
Dans une décision prise en fin de semaine dernière, l'Arcep constate que Guyane Téléphone Mobile, Guadeloupe TM et Martinique TM n'ont, « à ce jour, déployé aucun site 2G ou 3G en vue de fournir des services mobiles » . Ils sont mis en demeure de se mettre en règle avant le 15 janvier 2016. Certains opérateurs, dépourvus d'autorisation, avaient lorgné sur cette fréquence. Et d'autres y voient une éventuelle porte d'entrée pour un opérateur tel que Free.
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