Emmanuel Pierrat, vous avez été invité par
votre confrère et ami Patrick Lingibé, ancien bâtonnier de l'ordre
des avocats et président de l'école des avocats de Guyane, à
dispenser une formation sur le numérique, les nouvelles
technologies et la déontologie du numérique. Quels en sont les
enjeux ?
Il en va de la survie du barreau! Je
m'explique. L'objectif de cette formation était double : tout
d'abord pousser les avocats à se jeter à l'eau, c'est-à-dire se
mettre en ligne sur les réseaux sociaux, et ensuite leur rappeler
les règles. Ce n'est pas parce qu'on est en ligne qu'il n'y a plus
de déontologie et que les avocats peuvent s'adonner à tout et
n'importe quoi. Ce moyen devrait aider les avocats à se faire
connaître davantage car la concurrence peut venir d'ailleurs,
notamment des Antilles et de l'Hexagone. Ici, on considère que le
global hub ne nous atteindra pas, or il n'y a pas de raison que le
nuage de Tchernobyl s'arrête au-dessus de la Guyane. Il ne faut pas
avoir peur des nouvelles technologies pourtant mes confrères ont
beaucoup de réticences et me disent qu'ils ne sont pas concernés.
Je ne leur donne pas cinq ans avant d'être bouffés.
Bouffés par qui ?
Par les...
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